• Neuvaine pour la FranceAudacieuse initiative d’un groupe de laïcs, parrainée par le Cardinal Philippe Barbarin ; cette neuvaine est accompagnée du soutien de nombreux prêtres et évêques, qui publieront chaque semaine et à tour de rôle des méditations.

    Il s'agit d'une grande neuvaine pour le France, qui commence aujourd'hui, 15 novembre 2014, jusqu'au 15 août 2015 : une neuvaine de 9 mois pour nous fortifier dans la fidélité à notre foi, à nos engagements et à l’évangélisation de nos dirigeants et de nos concitoyens.

    Pourquoi une neuvaine ? Parce que c’est une pratique très ancienne de l’Eglise dont le modèle est le temps vécu dans la prière par les Apôtres et la Vierge Marie entre l’Ascension et la Pentecôte. Et puis, neuf mois c’est aussi le temps d’une gestation…

    La Sainte Vierge a de nombreuses fois fait preuve de sollicitude pour la France. Aujourd’hui, nous la sollicitons collectivement pour lui demander de nous prendre dans ses bras, de nous donner d’entendre la Parole de Dieu, le courage d’être fidèle au Seigneur, la persévérance de Le suivre, le don de la charité, l’amour de la vérité, l’espérance de sa gloire.  

    « France, fille ainée de l’Eglise et éducatrice des peuples, qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Cet appel de saint Jean-Paul II à rester fidèle aux dons de Dieu ne peut être entendu et honoré que si les citoyens français se tournent ensemble vers Lui. La Pologne est un bel exemple de piété et d’espérance par sa neuvaine de neuf années (1958-1966)… les fruits en ont été au-delà de toute espérance ! A nous de retrouver nos cœurs d’enfants, car pour être exaucé, encore faut-il demander…les miracles dont Lui seul a le secret.

    Vierge Marie,
    Notre-Dame de France,
    Accueillez nos cœurs d'enfants
    confiants en votre bienveillance.
    Guidez nous vers Jésus notre Sauveur,
    pour recevoir de son Cœur les grâces
    de sa divine miséricorde.

    Nous vous présentons notre pays,
    ses souffrances, ses troubles
    et ses conflits,
    mais aussi ses ressources
    et ses aspirations.
    Accueillez-les, purifiez-les,
    présentez-les à votre Fils
    afin qu'Il intercède en notre faveur,
    qu'Il oriente nos actions vers le Bien
    et nous guide dans la Vérité.

    Nous vous consacrons la France
    dans la fidélité à l'espérance
    et à la force de l'Esprit Saint
    reçues à notre baptême. Amen.

    Première méditation du cardinal Barbarin.

    Les modalités de la neuvaine.

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  • Second article du code d'honneur de la chevalerie, il est un des plus caractéristiques de la Militia Christi. En effet, si les chevaliers du Saint Sépulcre ont pour mission spéciale d’aider l’Église de la Terre sainte, les chevaliers de la Militia Christi ont été créés par saint Dominique pour défendre l’Église et ses clercs.

    A l'origine il s'agissait de défendre saint Dominique et ses compagnons des exactions commises par les hérétiques cathares contre les prêcheurs. Lors de la restauration de 1870 il s'agissait de parer à la menace contre le Saint Siège lors de la disparition des États Pontificaux. Il y a cinquante ans la défense était moins physique, mais plus spirituelle, contre les tentations progressistes ou intégristes qui déchiraient l’Église.

    Aujourd'hui cette défense prend plusieurs formes :

    1. l'amour véritable de l’Église – épouse du Christ, notre mère – et de sa sagesse ;
    2. un soutien financier pour les Églises les plus dépourvues – assuré par les OMC Œuvres Militia Christi ;
    3. un soutien matériel via l'envoi de livres de formation catholique aux maisons de formation francophones et indigentes – assuré par Militia Christi Éducation ;
    4. un soutien très concret par l'engagement des chevaliers au service de leur paroisse ou de leur diocèse ;
    5. la défense de l'enseignement de l’Église, si souvent mal compris, par un effort constant – personnel et en maison – de formation intellectuelle ;
    6. la défense de la probité de l’Église, si souvent diffamée, dans nos lieux de vie, de travail, via les média...
    7. la défense du patrimoine de l’Église, en soutenant par exemple l'action de l'Association Saint Michel ;
    8. ... et ce qu'à Dieu ne plaise, espérons que nous n'aurons jamais à devoir à nouveau défendre physiquement l’Église. Mais de nombreuses situations internationales actuelles, et une situation française pas si lointaine nous empêchent de verser dans l'irénisme béat.

    Nous le voyons, ce commandement de protéger l'Eglise signifie tout à la fois que nous devons l'aimer, la connaître, la soutenir, la servir, et la défendre.

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  • ainsi nommé d’un fief noble appartenant à sa famille, issu de l’ancienne maison des comtes de Bragance, célèbre en Lombardie, naquit vers le commencement du treizième siècle.

    Il fit ses études à Padoue où il eut le bonheur de connaître saint Dominique, et de recevoir de ses mains l’habit de son Ordre. Il ne fut pas plutôt honoré du sacerdoce, qu’on l’envoya prêcher et travailler à la pacification des troubles qui étaient grands dans les villes, surtout de Lombardie. 

    Barthélémy de Bragance

    Il fut maître du sacré palais, non pas immédiatement après saint Dominique, comme le prétend Fontana dans son Théâtre dominicain, puisque quand le saint patriarche mourut, Barthélémy de Bragance n’était âgé que de vingt ou vingt-et-un ans ; mais vers l’an 1235, sous le pontificat de Grégoire IX, il exerça cette charge jusqu’à ce qu’Innocent IV le nomma évêque de Nimésie [aujourd’hui Limasol] dans l’île de Chypre, sous la métropole de Nicosie, en l’an 1250, selon Ughel, ou 1248, selon les Bollandistes ; ce qui paraît plus probable.

    Il venait de prendre possession de cette dignité lorsque saint Louis, roi de France, passa la mer pour faire la guerre aux infidèles, et dans la suite il eut ordre du pape de se rendre auprès de la personne du saint monarque en Palestine. Il l’accompagna à Joppé, à Sidon, à Ptolémaïde, et à son retour en France, selon Altamura dans sa Bibliothèque dominicaine. D’autres disent qu’il retourna à son église après s’être acquitté de quelques commissions dont le pape l’avait chargé envers ce saint Roi. Ce qu’il y a de certain, c’est qu’il nous dit lui-même que le Roi fit ce qu’il put pour l’engager de passer en France, lui faisant espérer que quand il serait à Paris il lui ferait présent de quelques reliques pour orner son église.

    Alexandre IV voulut avoir auprès de lui un si digne prélat. Il le rappela dans sa patrie et le fit évêque de Vicence où il eut beaucoup à souffrir de la part du tyran Ezzelin, l’ennemi déclaré de la religion. Ce fut alors qu’on remarqua encore mieux dans la personne de Barthélémy toutes les qualités d’un bon pasteur.

    Le pape l’ayant envoyé légat en Angleterre et en France, saint Louis qui le chérissait toujours lui donna un morceau de la vraie Croix et une épine de la couronne de Notre Seigneur, que le digne évêque déposa dans la magnifique église qu’il fit bâtir aux dominicains et qui fut appelée l’église de la Couronne.

    Il fit son testament le 23 septembre 1270, et mourut peu de temps après. Les Bollandistes assurent qu’on lui a toujours rendu une espèce de culte et donné le titre de bienheureux.

    Le père Papebrock dit que Barthélémy de Bragance a été patriarche de Jérusalem ; mais cela est au moins fort douteux puisque sans parler du silence de la plupart des auteurs, Barthélémy lui-même n’a jamais pris ce titre dans aucun acte, ni dans son testament qui renferme néanmoins un abrégé fidèle de sa vie, et où l’église de Jérusalem n’est pas seulement nommée, tandis qu’il y est fait une mention expresse de celles de Nimésie et de Vicence. L’épitaphe qu’on lit sur le tombeau de Barthélémy, dans l’église de la Couronne de Vicence, et où il est appelé patriarche de Jérusalem, ne mérite aucune considération, parce que, comme le remarque le père Échard, ce n’est point la première qu’on y lisait d’abord, mais une autre qu’on y mit en 1353, quatre-vingt-trois ans après sa mort, lorsqu’on le transporta dans un nouveau tombeau.

    Nous avons quelques ouvrages de Barthélémy de Bragance, qui est aussi nommé quelquefois Barthélémy de Vicence ; savoir, des Commentaires sur l’Écriture-Sainte et sur le livre de la Hiérarchie, attribué à saint Denis l’Aréopagiste ; deux volumes de Sermons, et quelques opuscules. Le père Échard en cite beaucoup d’autres qui sont demeurés manuscrits. (Le père Échard, Script. Ord. Prœdic., tom. 1 pag. 254 et les suivantes. Le père Touron, dans la Vie de saint Dominique, l. 5, pag. 508 et les suivantes.)

    Bibliothèque sacrée, ou Dictionnaire universel historique, dogmatique, canonique, géographique et chronologique des sciences ecclésiastiques ... , Charles Louis Richard, Boiste fils ainé, 1822

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