• Prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et docteur de l’Église.

     

    Saint Thomas d'Aquin

    Doué des plus hautes qualités intellectuelles, il transmit aux autres, par ses prières et ses écrits, sa sagesse éminente. Appelé par le pape lui-même, le bienheureux Grégoire X, au deuxième Concile général de Lyon, il s’y rendait, quand il mourut au monastère de Fossanova dans le Latium, le 7 mars 1274 et, bien des années après, en 1369, son corps fut transféré à Toulouse en ce jour.

     

    La paix entre les hommes est mieux garantie si chacun se trouve satisfait de ce qui lui appartient. Ce qui convient le mieux à l’homme par rapport aux biens extérieurs, c’est de s’en servir. Sous cet angle, toutefois, l’homme ne doit pas posséder ces biens comme s’ils lui étaient propres, mais comme étant à tous. Il doit donc être disposé à en faire part aux plus pauvres, suivant le conseil de saint Paul.

    Saint Thomas – Somme théologique

    Catéchèse sur saint Thomas d'Aquin consacrée à la Summa Theologiae, l'apogée de son œuvre en 512 questions et 2.669 articles. Le Docteur Angélique y expose avec précision et pertinence les vérités de la foi découlant de l'Écriture et des Pères, principalement de saint Augustin. "Comme la vie entière, rappelle Thomas, l'esprit humain doit être sans cesse éclairé par la prière et par la lumière qui vient du Ciel". Dans la Somme, a dit Benoît XVI, saint Thomas décrit les trois modes d'existence de Dieu: Dieu existe en lui même, il est principe et fin de toute chose, tout vient de lui et en dépend. Ensuite, Dieu se manifeste par la grâce dans la vie et l'action du chrétien et des saints. Enfin il est tout particulièrement présent en la personne du Christ et dans les sacrements découlant de sa mission rédemptrice".


    Puis le Pape a rappelé que saint Thomas s'est tout spécialement intéressé au mystère eucharistique, pour lequel il avait une grande dévotion... A la suite des saints, attachons-nous à ce sacrement. Participons avec ferveur à la messe afin d'en retirer des fruits spirituels. Nourrissons nous du corps et du sang du Seigneur afin de recevoir continuellement la grâce divine. Arrêtons nous souvent devant le Saint Sacrement! Ce que Thomas d'Aquin a exposé avec rigueur dans son œuvre, et en particulier dans la Somme, il l'a également transmis dans sa prédication. Son contenu...correspond pratiquement entièrement à la structure du Catéchisme de l'Église Catholique... Dans une époque marquée par un fort souci de reévangélisation, ces thèmes fondamentaux ne doivent pas manquer car ils sont ce en quoi nous croyons, le symbole de la foi, ce que nous récitons comme le Pater et l'Ave Maria, ce que nous vivons en vertu de la révélation biblique, ainsi que la loi de l'amour...de Dieu et du prochain".


    Dans son "opuscule sur le Symbole des Apôtres", Thomas explique la valeur de la foi. Grâce à elle les âmes s'unissent à Dieu..., la vie trouve sa juste voie et nous le moyen d'éviter les tentations. A qui pense que la foi est obtuse car on ne peut la prouver par nos sens, il offre une réponse complète. Ce doute est sans consistance car l'intelligence est limité et ne saurait tout connaître. Seulement si nous pouvions tout connaître du visible comme de l'invisible, ce serait une véritable faute d'accepter des vérités sur la simple base de la foi. Il est d'ailleurs impossible de vivre sans l'expérience de l'autre, là où la connaissance personnelle n'arrive pas. Il est donc raisonnable de croire en un Dieu qui se révèle, et dans le témoignage des apôtres".


    Revenant sur l'article de la Somme consacré à l'incarnation du Verbe de Dieu, le Saint-Père a rappelé que pour saint Thomas la foi chrétienne doit être renforcée par le mystère de l'incarnation. L'espérance s'accroît et se renforce en pensant que le Fils de Dieu est venu parmi nous, comme un de nous, pour communiquer sa divinité aux hommes. La charité est renforcée car il n'y a pas de signe plus évident de l'amour que nous porte Dieu, ni de voir le Créateur se faire créature". Saint Thomas d'Aquin, a conclu Benoît XVI, "fut comme tous les saints un grand dévot de Marie, qu'il a magnifiquement baptisée trône de la Trinité, lieu où elle trouve son repos. Par l'incarnation, dans aucune créature autre qu'elle les trois personnes divines ne séjournent en plénitude de grâce et n'accordent d'aide par l'intercession de la prière". (VIS 20100623 610)

     

    Sources :
    Saint Thomas d'Aquin– Audiences générales du pape Benoît XVI, catéchèse sur la méditation de certains grands penseurs du Moyen-Age - Saint Thomas d'Aquin le 2 juin 2010 - le 16 juin 2010 - le 23 juin 2010
    – Site officiel de l'Académie pontificale de Saint Thomas d'Aquin (en anglais)
    – Les œuvres complètes de Saint Thomas d'Aquin sont disponibles en ligne sur le site Docteur Angélique

    Pour les plus jeunes :

    Saint Thomas d'Aquin en BD

     

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  • Le pape Léon XIII, dans Libertas Praestantissimum, distingue deux domaines :

    " Et maintenant, poursuivons ces considérations au sujet de la liberté d’exprimer par la parole ou par la presse tout ce que l’on veut. Assurément, si cette liberté n’est pas justement tempérée, si elle dépasse le terme et la mesure, une telle liberté, il est à peine besoin de le dire, n’est pas un droit, car le droit est une faculté morale, et, comme nous l’avons dit et comme on ne peut trop le redire, il serait absurde de croire qu’elle appartient naturellement, et sans distinction ni discernement, à la vérité et au mensonge, au bien et au mal. Le vrai, le bien, on a le droit de les propager dans l’État avec une liberté prudente, afin qu’un plus grand nombre en profite ; mais les doctrines mensongères, peste la plus fatale de toutes pour l’esprit ; mais les vices qui corrompent le cœur et les mœurs, il est juste que l’autorité publique emploie à les réprimer avec sollicitude, afin d’empêcher le mal de s’étendre pour la ruine de la société. Les écarts d’un esprit licencieux, qui, pour la multitude ignorante, deviennent facilement une véritable oppression, doivent justement être punis par l’autorité des lois, non moins que les attentats de la violence commis contre les faibles. Et cette répression est d’autant plus nécessaire que contre ces artifices de style et ces subtilités de dialectique, surtout quand tout cela flatte les passions, la partie sans contredit la plus nombreuse de la population ne peut en aucune façon, ou ne peut qu’avec une très grande difficulté se tenir en garde.

    Accordez à chacun la liberté illimitée de parler et d’écrire, rien ne demeure sacré et inviolable, rien ne sera épargné, pas même ces vérités premières, ces grands principes naturels que l’on doit considérer comme un noble patrimoine commun à toute l’humanité. Ainsi, la vérité est peu à peu envahie par les ténèbres, et l’on voit, ce qui arrive souvent, s’établir avec facilité la domination des erreurs les plus pernicieuses et les plus diverses. Tout ce que la licence y gagne, la liberté le perd ; car on verra toujours la liberté grandir et se raffermir à mesure que la licence sentira davantage le frein.

    Mais s’agit-il de matières libres que Dieu a laissées aux disputes des hommes, à chacun il est permis de se former une opinion et de l’exprimer librement ; la nature n’y met point d’obstacle ; car une telle liberté n’a jamais conduit les hommes à opprimer la vérité, mais elle leur donne souvent une occasion de la rechercher et de la faire connaître."

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  • Quelques repères pour une chronologie des Maîtres Généraux de l'Ordre chevaleresque puis de l'Association de droit pontifical

     

    XIIIème siècle

    1209      Fondation par Saint Dominique et Foulques, évêque de Toulouse

    1213      Simon de Montfort devient Grand Maître (jusqu'à sa mort en 1218)

    1219      Amaury de Montfort devient Grand Maître (jusqu'à sa mort en 1226)

    1221      Mort de Saint Dominique

    1227      Pierre de Savary est élu Grand Maître

    1235      Fisamon de Baratti est élu Grand Maître

    1262      Loderigo Andalo est élu Grand Maître

    1264      Boni face de Gorzano est élu Grand Maître

    1268      Napoléon Cari lupo est élu Grand Maître

    1277      Henri de Stifonte devient Lieutenant Général

    1288      Henri de Stifonte est élu et renouvelé Grand Maître (jusqu'à sa mort en 1317)

     

    XIVème siècle

    1319      Egide de Argilata est élu Grand Maître

    1334      Garzone de Garzoni est élu Grand Maître

    1350      Napoléon de Clarissimi est élu Grand Maître

    1365      Luc de Clarissimi est élu Grand Maître

    1376      Jacques d'Argelata est élu Grand Maître

    1380      Mort de Sainte Catherine de Sienne

    1380      Luc de Clarissimi est réélu Grand Maître

    1393      Pierre Lapi est élu Grand Maître

     

    XVème siècle

    1401      Jacques Ariosti est élu Grand Maître

    1412      Jacques Otravanti est élu Grand Maître

    1452      Jean de Sala est élu et renouvelé Grand Maître (jusqu'à sa mort en 1499)

     

    XVIème siècle

    1565      Camille Volta est élu et renouvelé Grand Maître (jusqu'à sa mort en 1589)

    1571      Victoire de Lepante

     

    XVIIème siècle

    1603      Le Roi d'Espagne Philippe III devient protecteur de l'Ordre (jusqu'à sa mort)

    1621      Le Roi d'Espagne Philippe IV devient protecteur de l'Ordre (jusqu'à sa mort)

    1645      La régente Anne d'Autriche devient supérieure des jeunes femmes de la Milice de Jésus-Christ vouées à la récitation du Rosaire

    1665      Don Juan II d'Autriche, fils de Philippe IV d'Espagne est élu Grand Maître (jusqu'à sa mort en 1679) et le roi Charles II devient protecteur jusqu'à sa mort.

     

    XVIIIème siècle

    1700      Philippe V devient protecteur (jusqu'à sa mort en 1746)

    1746      Ferdinand VI devient protecteur (jusqu'à sa mort en 1759)

    1759      Charles III devient protecteur (jusqu'à sa mort en 1788)

    1788      Charles IV devient protecteur (jusqu'à sa mort en 1813)

     

    XIXème siècle

    1813      Ferdinand VII devient protecteur (jusqu'à sa mort en 1833) et des entrées dans la Milice de Jésus-Christ ont lieu jusqu'en 1827.

    1833      Mort du dernier protecteur espagnol Ferdinand VII. Des survivants de son époque vivront encore en 1868, assurant ainsi la jonction avec l'ancien régime.

    1868      Réorganisation avec le Père Jandel (Maître Général des Dominicains) de la Milice de Jésus-Christ, le comte de Beaumont est placé à la tête de l'Ordre, en 1870, avec comme aumônier le Père Vanutelli (O.P.), futur cardinal.

    1886      Le comte Dominique Piccoli est élu Lieutenant Général avec l'approbation du Maître Général des dominicains Larroca. La MJC est fait partie intégrante de la grande famille dominicaine. Nouvelles constitutions.

    1888      Mgr Casseta, futur cardinal, est nommé Aumônier Général

    1897      Le Maître Général de la Milice de Jésus-Christ, le fr. Frurwith, donne à la MJC son indépendance de l'Ordre dominicain. L'alliance 'statutaire' aura duré 11 ans.

     

    XXème siècle

    1901      Le Patriarche grec melchite catholique d'Antioche, de Jérusalem et de tout l'Orient, Pierre IV Géraigiry est élu Grand Maître jusqu'à sa mort (+ 1902).

    1902      Le Patriarche grec melchite d'Antioche, de Jérusalem et de tout l'Orient, Cyrille VIII Ghéa est élu Grand Maître jusqu'à sa démission en 1904.

    1904      La gouvernance de l'Ordre est assurée par le comte Dominique Piccoli, Lieutenant Général.

    1905      Le Lieutenant Général Piccoli est élu Grand Maître jusqu'à sa mort en 1915.

    1915      La vacance du siège est assurée par le Conseil magistral sous la présidence du chancelier, le comte de Maupas, camérier du Pape, jusqu'à sa mort en 1924.

    1924      Le Conseil confie le gouvernement de l'Ordre à Mgr Herscher, ancien évêque de Langres, Aumônier Général, jusqu'à sa mort en 1931.

    1933      Le chevalier Juan Criado y Domínguez (prieur d'Espagne) est élu président de la commission exécutive de l'Ordre. Nouvelles constitutions. Puis, le comte Otzenberger-Detaille est élu Gouverneur Général.

    1940      Le prince de Béarn et Chaláis, Grand d'Espagne, camérier du Pape, est élu Lieutenant Général jusqu'à sa mort en 1947; en 1945 le Père Carrière (O.P.) est nommé Aumônier Général.

    1947      Le Conseil magistral assure le gouvernement de l'Ordre sous la présidence du Général de Bellaigue de Bughas.

    1959      Le chevalier Houdart de la Motte, camérier du Pape, est élu Lieutenant Général. Nouvelles constitutions. Le Père Gasnier (O.P.) devient aumônier.

    1961      Installation canonique de l'Ordre par Mgr Lamy. Les archevêques de Sens deviennent désormais les ordinaires de la Milice de Jésus-Christ. Le Maître Général des dominicains assure l'Ordre de sa bienveillance.

    1963      Le Lieutenant Général Houdart de la Motte est élu Grand Maître.

    1971      Suite à l'aggiornamento de la MJC, qui devient une 'Association' de laïcs, le Grand Maître devient Maître Général.

    1981      Bénédiction de S.S. Jean-Paul II et « érection et confirmation » de la Milice de Jésus-Christ en Association de droit pontifical.

    1988      Suite à la démission de son prédécesseur, Michel Quatre est élu Maître Général, il est installé par Mgr. Ernoult. Le fr. H. de la Motte devient Maître Général honoraire.

     

    XXIème siècle

    2003      Suite à la démission de son prédécesseur, Jacques Stoquart est élu Maître Général (installé par Mgr. Gilson). Le fr. M. Quatre devient M.G. honoraire.

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