• Discours du chef de l’ordre au XXIIIe chapitre international tenu le 21 mai 1972 à Namur

     

    Par Emmanuel Houdart de la Motte,
    humble et pauvre maître de la milice de Jésus Christ

    […]

    Quelle est en effet cette chevalerie consacrée ?

    J'ai déjà eu souvent l'occasion dans le passé de vous en parler, mais il me semble aujourd'hui, alors que nous nous réunissons sous le signe de saint Joseph, modèle entre tous les serviteurs de Jésus et de Marie, Patron de cette Provincia Belgica, il est plus que jamais nécessaire de revoir pourquoi une chevalerie ne peut être à l'heure actuelle que chrétienne, et comment elle est un appel à la vie de consécration.

    Pourquoi la chevalerie ne peut-elle être que chrétienne ?

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  • Troisième Partie

    Des ordres de chevalerie

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  •  

    Etude du Père Bruno PIN, aumônier, administrateur de la Province du Liban,
    à partir de l'article III des Constitutions de la Militia Christi

     

    Il est nécessaire de s'arrêter longuement sur l’article III, car on y trouve définie la nature de la chevalerie entretenue dans notre association. A cet effet, nous nous limiterons à approfondir le sens de l'expression de cet article: «Un esprit renouvelé de chevalerie des temps modernes. »

     

    Héritière d'un beau patrimoine de pratique chevaleresque, la Militia Christi possède une spécificité propre au sein des mouvements catholiques qui, par vocation, tendent à promouvoir le règne social de Jésus-Christ. Notre association participe à cet apostolat commun dans un « esprit renouvelé de chevalerie des temps modernes ». Ce que le décret romain d'érection de 1981 reprend en affirmant que notre objectif consiste à vivre les conseils évangéliques selon l'état de nos membres « dans un esprit chevaleresque rénové ».

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  • Deuxième Partie

    De la chevalerie comme institution

    ARTICLE 8.

    La chevalerie est le collège formé par tous ceux qui ont reçu validement l’adoubement chevaleresque et font profession de vivre conformément au code d’honneur de la chevalerie.

    ARTICLE 9.

    La chevalerie est un Ordre dont tous les membres, liés au Christ et les uns aux autres par la fidélité chevaleresque dans un état de vie nouveau, sont égaux entre eux.

    ARTICLE 10.Adoubement de Saint Martin - Simone Martini - Assise, 1317

    a)         L'adoubement est le rite qui fait les chevaliers.
                           Il a deux formes légitimes :

           il est laïc, lorsque celui qui le confère est lui-même un chrétien laïc authentiquement chevalier adoubé;
            il est liturgique, lorsque le consécrateur est un évêque, un abbé ou un autre prélat ayant privilège, utilisant un rituel traditionnel approuvé par l'autorité compétente.

    b)   Les deux rites, liturgique et laïc, qui ont subsisté côte à côte, au cours des siècles, ont une valeur juridique identique, créent également des chevaliers, ayant mêmes devoirs et mêmes droits, y compris celui de transmettre à leur tour la chevalerie, évidemment selon le mode laïc.

    c)   Les gestes d'investiture qui sont usités pour les décorations ou les Ordres de Mérite, ne sont pas des adoubements, et ne créent pas des chevaliers au sens traditionnel.

    d)   Il en est de même, a fortiori, des cérémonies à caractère chevaleresque de certaines initiations ésotériques ou maçonniques, quelles qu'elles soient.

    ARTICLE 11.

    a)   L'adoubement liturgique est un sacramental de l'Église ; il comporte donc une bénédiction et confère au croyant qui le reçoit, à la fois la mission du chevalier et la grâce nécessaire pour l'accomplir.

    b)   Nul laïc ne peut conférer l'adoubement, ni roi même sacré, ni prince, ni grand-maître ou membre d'un Ordre de chevalerie, même s'il porte le titre de chevalier, qu'il n'ait été lui-même validement adoubé.

    c)   La chevalerie ne peut être conférée par simple nomination, ni transmise par procuration ou délégation.

    ARTICLE 12.

    a)    Le rite de l'adoubement laïc peut varier ; il comporte néanmoins les éléments suivants :

              la volonté de transmettre et celle de recevoir,
              le geste de ceindre l'épé,
              des paroles exprimant la transmission de la chevalerie,
              la « paumée », coup du plat de la main sur la tête, ou son équivalent la « colée », coup du plat de l'épée sur l'épaule,

    à quoi peuvent s'ajouter d'autres éléments vénérables, tels que :

              la veillée d'armes,
              la bénédiction de l'épée par un prêtre,
              la déposition de l'épée sur l'autel, etc.

    b)   La validité de l'adoubement laïc dépend de l'authenticité de sa filiation. Celle-ci doit être continue et décelable.

    ARTICLE 13.

    a)   L'adoubement conféré à un non-chrétien est invalide, nul de plein droit et non avenu. Il en est de même de l'adoubement conféré à une femme.

    b)   L'adoubement entraînant des devoirs précis pour la défense de la Chrétienté, ne peut être licitement conféré à des personnes inaptes ou non qualifiées. Nul ne peut être chevalier s'il n'est croyant sincère, ayant atteint l'âge de la majorité légale, sain d'esprit et de corps, de mœurs intègres et de bonne réputation, noble de cœur et loyal, courageux au physique et au moral, ayant fait ses preuves au service de la Chrétienté, de sa patrie ou de son prochain, capable d'exercer un ascendant moral sur les autres, animé de la volonté d'observer en tous points le Code d'honneur chevaleresque, même au péril de ses biens et de sa vie.

    c) La chevalerie a toujours été distincte de la féodalité et de la noblesse ; elle ne saurait être réservée à l'aristocratie de race.

    ARTICLE 14.

    a)   Le Code d'honneur de la chevalerie est la loi morale qui s'impose à tous les chevaliers et les constituent dans l'état de vie chevaleresque. Il a connu des rédactions diverses, mais qui toutes contiennent les éléments suivants :

              Foi, espérance, charité.
              Fidélité.
              Rectitude morale, passion de la vérité et de la justice.
                Force au service du droit.
              Mépris de l'argent, horreur des compromissions, refus de toute médiocrité pour soi-même.
              Respect et amour des pauvres et des faibles.
              Service et amour de la patrie, de la Chrétienté, de la paix.
              Humilité et Magnanimité.
              Intrépidité.
              Courtoisie et délicatesse de cœur.

    b)   La tradition la plus ancienne de la chevalerie reconnaît en Marie, la dame, par excellence, des chevaliers, et dans l'archange Michel, Prince des anges, vainqueur du Dragon, leur très noble modèle et le Grand Maître céleste de toute chevalerie, pour le service du Christ-Roi.

    ARTICLE 15.

    a)   La chevalerie se perd par dégradation. Les crimes énoncés ci-après entraînent la dégradation chevaleresque :

              Apostasie publique de la foi chrétienne.
              Trahison de la patrie (jugée selon les critères de la Loi naturelle).
              Aide aux ennemis de la Chrétienté.
              Crimes de droit commun ; homicide, vol, escroquerie, attentat aux bonnes mœurs (scandale externe).
              Trahison de la profession chevaleresque et de l'Ordre auquel on appartient.
              Transmission de la chevalerie à un non-baptisé ou à un membre de sectes ou partis antichrétiens,
              et tout manquement très grave à l'honneur ou à la parole donnée.

    b)   La déchéance du félon est constatée et prononcée par les instances chevaleresques qualifiées, et dans les formes prévues par elles.

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  • par Dom Gérard Lafond, O.S.B. en 1968

    Charte ratifiée par la Militia Christi

     

    Première Partie

    De la chevalerie en général

     

    ARTICLE 1.

    La chevalerie est une institution à caractère originairement militaire et religieux dont la fin est d’ « élargir ici-bas les frontières du Royaume de Dieu" (Léon Gautier) par le service et la défense des faibles, de la justice et de la paix. Elle vise à établir la Cité temporelle sur les fondements de l'ordre naturel et des principes de l'Évangile, dans le respect des libertés essentielles de l'homme et des communautés humaines. Toute chevalerie cherche d'abord le Règne de Dieu et sa Justice, sachant que le reste, c'est-à-dire la paix sur la terre et les bienfaits qui en découlent est donne par surcroît.

    ARTICLE 2.

    a)  Née en Occident au Xème siècle de la pénétration chrétienne dans la classe militaire et féodale, la chevalerie est essentiellement chrétienne. D'autres civilisations ont certes connu des institutions héroïques en elles-mêmes nobles et respectables, qui ont souvent donné naissance à une morale aristocratique proche du Code d'Honneur chevaleresque ; mais 1'héroïsme chrétien qui est à la base de la chevalerie constitue un radical renversement des valeurs profanes : à l'exaltation de soi qui prétend atteindre l'absolu, s'oppose l'abaissement de Dieu fait Homme ; à la volonté de puissance, l'humilité ; à la force déifiée, la toute-puissance de la Croix.

    b)  Les institutions héroïques non chrétiennes ne sont donc pas la chevalerie, ni des équivalents de la chevalerie. Elles sont pourtant des préparations providentielles à la chevalerie. Leur morale et leurs usa­ges traditionnels peuvent être purifiés et assumés par elle.

    ARTICLE 3.

    a)   La chevalerie a fleuri principalement aux XIe, XIIe, et XIIIe siècles. Elle a permis les Croisades et donné naissance aux Ordres religieux et militaires, avant de connaître la décadence. Toutefois, elle n'a jamais entièrement disparu : son esprit n'a cessé de se manifester dans nombre de héros et de saints, et l'institution elle-même s'est maintenue avec honneur à travers des Ordres séculiers, non seulement au sein de l'Église Catholique qui l'avait suscitée, mais aussi dans d'autres portions de la Chrétienté déchirée.

    b) La chevalerie renaît en ce XXème siècle, avec la conviction d'apporter pour sa part des réponses utiles aux graves problèmes de l’ère moderne : éducation de la jeunesse, élévation de la moralité publique, rencontre des civilisations, rapports du sacré et du profane, unité spirituelle, politique et économique, armements, paix internationale...

    ARTICLE 4.

    a)  La chevalerie est liée à la chrétienté qu'elle a pour mission de défendre et de promouvoir. La Chrétienté est la communauté fraternelle des nations rachetées par le Sang du Christ, providentiellement appelée à purifier et assumer les diverses civilisations humaines sans les détruire ni les amoindrir, afin que s'établissent sur toute la terre, par suite d'un libre consentement des peuples, sous l'influx de la grâce divine, l'ordre chrétien et la paix dans la Royauté du Christ.

    b)  La chevalerie, comme telle, ne sert pas un État ni un groupe d'États, ni une cause politique ou dynastique, ni des intérêts économiques, ni des intérêts de classe, ni quoi que ce soit de purement temporel. La chevalerie est au service de la seule Chrétienté. Elle est universelle, comme la Chrétienté.

    ARTICLE 5.

    La chevalerie est au service de l'unité chrétienne. Tout chevalier doit œuvrer, selon ces moyens, à l'union de tous les chrétiens dans l'unique bercail du Christ, comme réalisation d'une volonté clairement exprimée par le Christ, et comme condition d'une ère d'unité et de paix pour toutes les nations.

    ARTICLE 6.

    Pour être au service de la Chrétienté, la chevalerie n'en inculque pas moins les devoirs envers la Patrie. Plus que tout autre citoyen le chevalier doit aimer et servir son pays, jusqu'à répandre son sang pour le défendre, s'il le faut. Mais son action doit toujours tondre à établir une paix juste entre les hommes, ses frères. En conséquence, tout chevalier, toute chevalerie s'emploie à procurer le bien commun des diverses patries et nations, qui sont comme autant de fleurons à la couronne du Christ-Roi.

    ARTICLE 7.

    a)  Toute chevalerie authentique comporte un aspect militant clairement signifié par 1adoubement, et livre aux ennemis de l'ordre naturel et chrétien un combat qui, pour être principalement spirituel, ne saurait être métaphorique.

    b)  Une analyse correcte de la « guerre révolutionnaire » menée par les forces subversives à la Chrétienté en cette deuxième moitié du XXe siècle, démontre avec clarté que le combat spirituel et celui des idées appartiennent désormais à la guerre proprement dite ; que les armées ne sont plus seules à se mesurer sur un champ de bataille conventionnel ; que l'enjeu de cette guerre est la population elle-même, et que, par conséquent, la population doit être encadrée et protégée par une élite dont la supériorité spirituelle, morale, intellectuelle et simplement humaine, soit indiscutable. La nouvelle chevalerie doit contribuer à constituer cette élite.

    c)  Tout chevalier est décidé à défendre les valeurs suprêmes de la civilisation chrétienne dont il a la garde, sur quelque terrain qu'on les attaque, selon ses forces et avec le secours de la grâce divine. Nul chevalier ne peut refuser cette conséquence ultime de son adoubement. Mais la puissance chevaleresque, sous quelque forme que ce soit, doit toujours être utilisée pour la sauvegarde de la liberté des consciences et les droits de la vérité, jamais pour imposer la foi.

    d)  Toute chevalerie est un service social et civique on vue du bien commun de l'humanité. Elle combat donc par les moyens appropriés contre toute tentative totalitaire visant à subjuguer la planète, d'une façon occulte ou non, et contre tous ceux qui, de bonne foi, ou non, apportent leur aide à de telles tentatives.

     

    Cette charte a été publiée dans les numéros 27, 28 et 29 (1969-1970) de la revue Militia Christi.

     

     

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  • Second article du code d'honneur de la chevalerie, il est un des plus caractéristiques de la Militia Christi. En effet, si les chevaliers du Saint Sépulcre ont pour mission spéciale d’aider l’Église de la Terre sainte, les chevaliers de la Militia Christi ont été créés par saint Dominique pour défendre l’Église et ses clercs.

    A l'origine il s'agissait de défendre saint Dominique et ses compagnons des exactions commises par les hérétiques cathares contre les prêcheurs. Lors de la restauration de 1870 il s'agissait de parer à la menace contre le Saint Siège lors de la disparition des États Pontificaux. Il y a cinquante ans la défense était moins physique, mais plus spirituelle, contre les tentations progressistes ou intégristes qui déchiraient l’Église.

    Aujourd'hui cette défense prend plusieurs formes :

    1. l'amour véritable de l’Église – épouse du Christ, notre mère – et de sa sagesse ;
    2. un soutien financier pour les Églises les plus dépourvues – assuré par les OMC Œuvres Militia Christi ;
    3. un soutien matériel via l'envoi de livres de formation catholique aux maisons de formation francophones et indigentes – assuré par Militia Christi Éducation ;
    4. un soutien très concret par l'engagement des chevaliers au service de leur paroisse ou de leur diocèse ;
    5. la défense de l'enseignement de l’Église, si souvent mal compris, par un effort constant – personnel et en maison – de formation intellectuelle ;
    6. la défense de la probité de l’Église, si souvent diffamée, dans nos lieux de vie, de travail, via les média...
    7. la défense du patrimoine de l’Église, en soutenant par exemple l'action de l'Association Saint Michel ;
    8. ... et ce qu'à Dieu ne plaise, espérons que nous n'aurons jamais à devoir à nouveau défendre physiquement l’Église. Mais de nombreuses situations internationales actuelles, et une situation française pas si lointaine nous empêchent de verser dans l'irénisme béat.

    Nous le voyons, ce commandement de protéger l'Eglise signifie tout à la fois que nous devons l'aimer, la connaître, la soutenir, la servir, et la défendre.

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