• Quelques repères pour une chronologie des Maîtres Généraux de l'Ordre chevaleresque puis de l'Association de droit pontifical

     

    XIIIème siècle

    1209      Fondation par Saint Dominique et Foulques, évêque de Toulouse

    1213      Simon de Montfort devient Grand Maître (jusqu'à sa mort en 1218)

    1219      Amaury de Montfort devient Grand Maître (jusqu'à sa mort en 1226)

    1221      Mort de Saint Dominique

    1227      Pierre de Savary est élu Grand Maître

    1235      Fisamon de Baratti est élu Grand Maître

    1262      Loderigo Andalo est élu Grand Maître

    1264      Boni face de Gorzano est élu Grand Maître

    1268      Napoléon Cari lupo est élu Grand Maître

    1277      Henri de Stifonte devient Lieutenant Général

    1288      Henri de Stifonte est élu et renouvelé Grand Maître (jusqu'à sa mort en 1317)

     

    XIVème siècle

    1319      Egide de Argilata est élu Grand Maître

    1334      Garzone de Garzoni est élu Grand Maître

    1350      Napoléon de Clarissimi est élu Grand Maître

    1365      Luc de Clarissimi est élu Grand Maître

    1376      Jacques d'Argelata est élu Grand Maître

    1380      Mort de Sainte Catherine de Sienne

    1380      Luc de Clarissimi est réélu Grand Maître

    1393      Pierre Lapi est élu Grand Maître

     

    XVème siècle

    1401      Jacques Ariosti est élu Grand Maître

    1412      Jacques Otravanti est élu Grand Maître

    1452      Jean de Sala est élu et renouvelé Grand Maître (jusqu'à sa mort en 1499)

     

    XVIème siècle

    1565      Camille Volta est élu et renouvelé Grand Maître (jusqu'à sa mort en 1589)

    1571      Victoire de Lepante

     

    XVIIème siècle

    1603      Le Roi d'Espagne Philippe III devient protecteur de l'Ordre (jusqu'à sa mort)

    1621      Le Roi d'Espagne Philippe IV devient protecteur de l'Ordre (jusqu'à sa mort)

    1645      La régente Anne d'Autriche devient supérieure des jeunes femmes de la Milice de Jésus-Christ vouées à la récitation du Rosaire

    1665      Don Juan II d'Autriche, fils de Philippe IV d'Espagne est élu Grand Maître (jusqu'à sa mort en 1679) et le roi Charles II devient protecteur jusqu'à sa mort.

     

    XVIIIème siècle

    1700      Philippe V devient protecteur (jusqu'à sa mort en 1746)

    1746      Ferdinand VI devient protecteur (jusqu'à sa mort en 1759)

    1759      Charles III devient protecteur (jusqu'à sa mort en 1788)

    1788      Charles IV devient protecteur (jusqu'à sa mort en 1813)

     

    XIXème siècle

    1813      Ferdinand VII devient protecteur (jusqu'à sa mort en 1833) et des entrées dans la Milice de Jésus-Christ ont lieu jusqu'en 1827.

    1833      Mort du dernier protecteur espagnol Ferdinand VII. Des survivants de son époque vivront encore en 1868, assurant ainsi la jonction avec l'ancien régime.

    1868      Réorganisation avec le Père Jandel (Maître Général des Dominicains) de la Milice de Jésus-Christ, le comte de Beaumont est placé à la tête de l'Ordre, en 1870, avec comme aumônier le Père Vanutelli (O.P.), futur cardinal.

    1886      Le comte Dominique Piccoli est élu Lieutenant Général avec l'approbation du Maître Général des dominicains Larroca. La MJC est fait partie intégrante de la grande famille dominicaine. Nouvelles constitutions.

    1888      Mgr Casseta, futur cardinal, est nommé Aumônier Général

    1897      Le Maître Général de la Milice de Jésus-Christ, le fr. Frurwith, donne à la MJC son indépendance de l'Ordre dominicain. L'alliance 'statutaire' aura duré 11 ans.

     

    XXème siècle

    1901      Le Patriarche grec melchite catholique d'Antioche, de Jérusalem et de tout l'Orient, Pierre IV Géraigiry est élu Grand Maître jusqu'à sa mort (+ 1902).

    1902      Le Patriarche grec melchite d'Antioche, de Jérusalem et de tout l'Orient, Cyrille VIII Ghéa est élu Grand Maître jusqu'à sa démission en 1904.

    1904      La gouvernance de l'Ordre est assurée par le comte Dominique Piccoli, Lieutenant Général.

    1905      Le Lieutenant Général Piccoli est élu Grand Maître jusqu'à sa mort en 1915.

    1915      La vacance du siège est assurée par le Conseil magistral sous la présidence du chancelier, le comte de Maupas, camérier du Pape, jusqu'à sa mort en 1924.

    1924      Le Conseil confie le gouvernement de l'Ordre à Mgr Herscher, ancien évêque de Langres, Aumônier Général, jusqu'à sa mort en 1931.

    1933      Le chevalier Juan Criado y Domínguez (prieur d'Espagne) est élu président de la commission exécutive de l'Ordre. Nouvelles constitutions. Puis, le comte Otzenberger-Detaille est élu Gouverneur Général.

    1940      Le prince de Béarn et Chaláis, Grand d'Espagne, camérier du Pape, est élu Lieutenant Général jusqu'à sa mort en 1947; en 1945 le Père Carrière (O.P.) est nommé Aumônier Général.

    1947      Le Conseil magistral assure le gouvernement de l'Ordre sous la présidence du Général de Bellaigue de Bughas.

    1959      Le chevalier Houdart de la Motte, camérier du Pape, est élu Lieutenant Général. Nouvelles constitutions. Le Père Gasnier (O.P.) devient aumônier.

    1961      Installation canonique de l'Ordre par Mgr Lamy. Les archevêques de Sens deviennent désormais les ordinaires de la Milice de Jésus-Christ. Le Maître Général des dominicains assure l'Ordre de sa bienveillance.

    1963      Le Lieutenant Général Houdart de la Motte est élu Grand Maître.

    1971      Suite à l'aggiornamento de la MJC, qui devient une 'Association' de laïcs, le Grand Maître devient Maître Général.

    1981      Bénédiction de S.S. Jean-Paul II et « érection et confirmation » de la Milice de Jésus-Christ en Association de droit pontifical.

    1988      Suite à la démission de son prédécesseur, Michel Quatre est élu Maître Général, il est installé par Mgr. Ernoult. Le fr. H. de la Motte devient Maître Général honoraire.

     

    XXIème siècle

    2003      Suite à la démission de son prédécesseur, Jacques Stoquart est élu Maître Général (installé par Mgr. Gilson). Le fr. M. Quatre devient M.G. honoraire.

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  • ainsi nommé d’un fief noble appartenant à sa famille, issu de l’ancienne maison des comtes de Bragance, célèbre en Lombardie, naquit vers le commencement du treizième siècle.

    Il fit ses études à Padoue où il eut le bonheur de connaître saint Dominique, et de recevoir de ses mains l’habit de son Ordre. Il ne fut pas plutôt honoré du sacerdoce, qu’on l’envoya prêcher et travailler à la pacification des troubles qui étaient grands dans les villes, surtout de Lombardie. 

    Barthélémy de Bragance

    Il fut maître du sacré palais, non pas immédiatement après saint Dominique, comme le prétend Fontana dans son Théâtre dominicain, puisque quand le saint patriarche mourut, Barthélémy de Bragance n’était âgé que de vingt ou vingt-et-un ans ; mais vers l’an 1235, sous le pontificat de Grégoire IX, il exerça cette charge jusqu’à ce qu’Innocent IV le nomma évêque de Nimésie [aujourd’hui Limasol] dans l’île de Chypre, sous la métropole de Nicosie, en l’an 1250, selon Ughel, ou 1248, selon les Bollandistes ; ce qui paraît plus probable.

    Il venait de prendre possession de cette dignité lorsque saint Louis, roi de France, passa la mer pour faire la guerre aux infidèles, et dans la suite il eut ordre du pape de se rendre auprès de la personne du saint monarque en Palestine. Il l’accompagna à Joppé, à Sidon, à Ptolémaïde, et à son retour en France, selon Altamura dans sa Bibliothèque dominicaine. D’autres disent qu’il retourna à son église après s’être acquitté de quelques commissions dont le pape l’avait chargé envers ce saint Roi. Ce qu’il y a de certain, c’est qu’il nous dit lui-même que le Roi fit ce qu’il put pour l’engager de passer en France, lui faisant espérer que quand il serait à Paris il lui ferait présent de quelques reliques pour orner son église.

    Alexandre IV voulut avoir auprès de lui un si digne prélat. Il le rappela dans sa patrie et le fit évêque de Vicence où il eut beaucoup à souffrir de la part du tyran Ezzelin, l’ennemi déclaré de la religion. Ce fut alors qu’on remarqua encore mieux dans la personne de Barthélémy toutes les qualités d’un bon pasteur.

    Le pape l’ayant envoyé légat en Angleterre et en France, saint Louis qui le chérissait toujours lui donna un morceau de la vraie Croix et une épine de la couronne de Notre Seigneur, que le digne évêque déposa dans la magnifique église qu’il fit bâtir aux dominicains et qui fut appelée l’église de la Couronne.

    Il fit son testament le 23 septembre 1270, et mourut peu de temps après. Les Bollandistes assurent qu’on lui a toujours rendu une espèce de culte et donné le titre de bienheureux.

    Le père Papebrock dit que Barthélémy de Bragance a été patriarche de Jérusalem ; mais cela est au moins fort douteux puisque sans parler du silence de la plupart des auteurs, Barthélémy lui-même n’a jamais pris ce titre dans aucun acte, ni dans son testament qui renferme néanmoins un abrégé fidèle de sa vie, et où l’église de Jérusalem n’est pas seulement nommée, tandis qu’il y est fait une mention expresse de celles de Nimésie et de Vicence. L’épitaphe qu’on lit sur le tombeau de Barthélémy, dans l’église de la Couronne de Vicence, et où il est appelé patriarche de Jérusalem, ne mérite aucune considération, parce que, comme le remarque le père Échard, ce n’est point la première qu’on y lisait d’abord, mais une autre qu’on y mit en 1353, quatre-vingt-trois ans après sa mort, lorsqu’on le transporta dans un nouveau tombeau.

    Nous avons quelques ouvrages de Barthélémy de Bragance, qui est aussi nommé quelquefois Barthélémy de Vicence ; savoir, des Commentaires sur l’Écriture-Sainte et sur le livre de la Hiérarchie, attribué à saint Denis l’Aréopagiste ; deux volumes de Sermons, et quelques opuscules. Le père Échard en cite beaucoup d’autres qui sont demeurés manuscrits. (Le père Échard, Script. Ord. Prœdic., tom. 1 pag. 254 et les suivantes. Le père Touron, dans la Vie de saint Dominique, l. 5, pag. 508 et les suivantes.)

    Bibliothèque sacrée, ou Dictionnaire universel historique, dogmatique, canonique, géographique et chronologique des sciences ecclésiastiques ... , Charles Louis Richard, Boiste fils ainé, 1822

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