• Homélie pour le samedi de la troisième semaine de Pâques – Mgr Brizard, aumônier provincial

    Si les Actes prennent la peine de dire que l’Eglise était en paix, c’est qu’elle ne l’a pas toujours été et qu’elle a donc été persécutée. La déjà longue histoire de l’Eglise est une succession aussi bien dans le temps que dans l’espace de périodes de persécution et de périodes de paix. Et il en sera ainsi jusqu’à la fin des temps. Que ce soit à titre individuel ou en Eglise, comme chrétiens, nous sommes continuellement en butte avec l’esprit du mal : la vie chrétienne est un combat comme le fut la vie du Christ.

    La foi chrétienne apporte une radicale nouveauté. La prédication de Jésus n’est pas lénifiante ; celle de l’Eglise non plus. Hélas, nous pouvons être comme les Juifs et refuser la radicalité de la prédication, de l’annonce de la foi. C’est bien ce qui arrive à Jésus quand il déclare dans la synagogue de Capharnaüm : « celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ».Il y a en effet de quoi sursauter. Mais devant cette provocation, une autre attitude est possible : la conversion, la profession de foi. « A qui irions-nous, Seigneur ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Nous croyons et nous savons que tu es le Saint… » C’est-à-dire Dieu.

    Au fond, les Actes des Apôtres nous présentent la prédication apostolique et les commencements de l’Eglise comme le commencement d’une ère absolument nouvelle à l’instar de ce qui s’était passé aux débuts de la révélation lors de la constitution du peuple de Dieu. Dieu fit des prodiges qui ont fondé la révélation. L’Alliance demande l’adhésion du peuple, la foi. Ce peuple de croyants est forcément persécuté. Ce fut la lutte contre Amalec. Aux débuts de l’Eglise, Dieu fait des prodiges – la vie, la mort et la résurrection de Jésus – mais aussi, avec la puissance de l’Esprit-Saint, des prodiges comme ceux qui accompagnent la prédication des Apôtres – la guérison d’Enéas et la résurrection de Tabitha -, la prédication provoquant la foi ou la persécution.

    Puisse le Seigneur qui continue d’assister son Eglise nous donner son Esprit pour témoigner à temps et à contretemps que le seul Nom qui sauve est celui de Jésus-Christ.

              Maison Notre Dame de Chartres et Communauté de SMN, le 16 avril 2016

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