• La participation active des fidèles à la liturgie

    La constitution sur la liturgie du concile Vatican II invite à de très nombreuses reprises les fidèles à une participation active à la célébration de la messe. Mais cette participation n’est pas de l’ordre de l’activisme. Lorsque l’on regarde le terme latin original (participatio actuosa, et non activa) dont la traduction est malheureusement déficiente, on prend conscience qu'il s'agit d’être pleinement attentif à ce qui est célébré, être actuellement présent, être uni à la prière du prêtre à l’autel (l’acte par rapport à la puissance, en termes philosophiques).

    Dire son chapelet ou lire un livre de dévotion pendant la messe, par exemple, ne se font heureusement plus, mais étaient des pratiques visées – notamment – par le concile dans le choix de cette expression ; le chapelet est bien une prière, mais la célébration de la Messe n’est pas le moment opportun.

    Le rôle principal du fidèle pendant la messe n’est pas de faire des choses. Celui qui fait, celui qui agit, pendant la Messe, c’est le Christ. C’est Lui qui se donne, par sa parole, et par son corps. Le fidèle se met à son écoute pendant la liturgie de la Parole, s’offre à Lui lors de l’offertoire, et Le reçoit dans la liturgie de l’eucharistie. Nous Lui ouvrons notre intelligence, et notre cœur. Nous n'avons pas à être dans le faire, mais dans l’être, l'offrande de soi et la réceptivité.

     

    Proposition de lecture :

    L'esprit de la liturgie, Joseph card. Ratzinger, Genève, Ad Solem, 2001

    « Neuvaine pour la FranceAnnée Saint Louis »
    Partager via Gmail Delicious Technorati Google Bookmarks

  • Commentaires

    1
    Dimanche 7 Décembre 2014 à 15:14

    Très intéressant. Il est bon de rappeler quelle doit être notre "attitude" pendant la messe où on doit être "dans l'offrande de soi et la réceptivité. Et ce n'est guère facile lorsque l'on doit chanter, même si ce chant peut être une prière à certains égards.

    2
    Dimanche 7 Décembre 2014 à 18:30

    La participation à la messe – l'union aux mystères célébrés – pour ceux qui servent la liturgie : chantres, animateurs, servants, cérémoniaire, et une question épineuse.

    Lorsque je suis chantre, ça va encore. On ne chante pas tout le temps. Et lorsque les chants sont maitrisés on peut être attentif aux paroles, et rester dans un certain recueillement, une attitude de prière. Le chant se fait prière. En revanche, je suis très clairement moins uni à la célébration lorsque l'on exécute de nouveaux chants. Je suis donc beaucoup plus priant en fin de période, lorsque l'on connait bien les chants... Mais il faut bien en changer de temps en temps !

    La question se pose pour moi lorsque j'anime la messe, ce que je ne fais qu'épisodiquement. Clairement, je reste complètement 'en dehors'. J'essaie alors de soigner la post-communion. Il m'est même arrivé de retourner à la messe, ou de prévoir d'y aller avant, comme simple fidèle.

    Peut-être que si j'en avais plus l'habitude se serait plus facile, et je serais moins 'désuni'.

    Je crois par ailleurs que souvent les cérémoniaires prêtres ne concélèbrent pas la messe dont ils sont le cérémoniaire. Ils célèbrent leur messe avant ou après.

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :