• La prière de l'office, la psalmodie

    L’Église propose à l'ensemble des chrétiens, et c'est une obligation pour les membres ordonnés, les moines et les religieux, de prier la prière de l'Église, aussi appelée bréviaire, liturgie des heures, office, office divin, opus Dei...

    En priant ainsi les psaumes, nous prions avec les mêmes mots que ceux employés par Jésus Christ. Nous nous plaçons dans la grande tradition de la prière hébraïque. Cette prière régulière rythme notre journée, et ainsi nous "prions sans cesse" comme nous y invite l'apôtre Paul (1Thess V17), et notre prière est avant tout prière de Dieu en nous.

    Une autre particularité de la liturgie des heures est d'exprimer, plus sans doute que la liturgie dominicale, la succession des temps liturgiques. En effet, les différents temps de l'année liturgique impriment fortement leur caractère dans la composition de l'office. De même, la mémoire des différents saints que l'Église honore est marquée plus significativement dans la liturgie des heures.

    Mais pour aujourd'hui, attardons nous juste sur trois petits points techniques de la psalmodie.

    Dans sa forme la plus simple, la psalmodie se fait sur deux versets (un distique). Le principe fondamental de la psalmodie repose sur le fait qu'il s'agit d'une prière chantée. En cela, le mot le plus important est prière. Le rythme de la psalmodie est là pour permettre l'intériorisation de la parole de Dieu, sa rumination.

    C'est pourquoi il y a entre les deux versets une pause, une respiration, qui doit être suffisamment marquée.

    En revanche, entre les deux chœurs, les versets sont enchaînés sans attente.

    Parfois, pour des raisons d'édition, l'un des deux versets est écrit sur deux lignes. Pour bien comprendre la délimitation entre les deux versets, une étoile * marque la séparation entre les deux versets, et donc la respiration.

    Le premier verset est sur deux lignes :

          Fils des hommes,
          jusqu’où irez-vous dans l’insulte à ma gloire, *
          l’amour du néant et la course au mensonge ?

     

    Le second verset est sur deux lignes :

          Dans la paix moi aussi, je me couche et je dors, *
          car tu me donnes d’habiter, Seigneur,
          seul, dans la confiance.

     

    Enfin, il arrive que le premier verset soit très long et coupé en deux. A la fin de la première partie du premier verset, il y a une croix appelée flexe. On infléchit alors le ton de la récitation, d'un ton. Et on continue sans pause le premier verset.

         Et toi, Seigneur, que fais-tu ? 
         Reviens, Seigneur, délivre-moi,
         sauve-moi en raison de ton amour !

    Les deux signes peuvent se combiner :

         Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau, 
         qui donne du fruit en son temps, *
         et jamais son feuillage ne meurt ;

     

    Pour apprendre à psalmodier seul, et pour rentrer dans l'intelligence des psaumes, un site très bien fait : www.psautier.com

    « La Vocation ChevaleresqueLa prière de l'office — Ordinateur et smartphone »
    Partager via Gmail Delicious Technorati Google Bookmarks

    Tags Tags : , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :