• Quelle est en effet cette chevalerie consacrée?

    Discours du chef de l’ordre au XXIIIe chapitre international tenu le 21 mai 1972 à Namur

     

    Par Emmanuel Houdart de la Motte,
    humble et pauvre maître de la milice de Jésus Christ

    […]

    Quelle est en effet cette chevalerie consacrée ?

    J'ai déjà eu souvent l'occasion dans le passé de vous en parler, mais il me semble aujourd'hui, alors que nous nous réunissons sous le signe de saint Joseph, modèle entre tous les serviteurs de Jésus et de Marie, Patron de cette Provincia Belgica, il est plus que jamais nécessaire de revoir pourquoi une chevalerie ne peut être à l'heure actuelle que chrétienne, et comment elle est un appel à la vie de consécration.

    Pourquoi la chevalerie ne peut-elle être que chrétienne ?

    La question peut de prime abord paraître inutile dans un milieu de chrétiens authentiques comme le nôtre. Et pourtant, même chez des personnes qui se disent chrétiennes et catho­liques, que d'erreurs ne commet-on pas à ce propos, tant en en qui concerne la véritable chevalerie qu'en ce qui concerne ses liens avec l'Église de Jésus-Christ.

    Et c'est là qu'il faut établir la différence entre l'ordre de chevalerie vrai et le faux.

    Le vrai est celui qui, comme au premier temps a comme finalité, non pas la vanité, mais la sanctification et l'apostolat, le faux étant celui qui, prenant des signes des vrais, les utilise uniquement à des fins de récompense, voire de vanité. Quand le Temple, quand l'Hôpital, quand sainte Marie, quand saint Lazare se sont fondés, c'était pour la même finalité, avec des buts immédiats différents certes, avec des moyens différents aussi, mais jamais une institution vraie utilisant la spiritualité chevaleresque ne pourra se dispenser de la finalité du salut.

    Et si les gens se plaignent que, de nos jours, les faux ordres pullulent, c'est que l'on a perdu ce sens.

    Ceux qui créent un ordre sans l'Église, ceux qui ressuscitent un ordre tombé en désuétude sans avoir le mandat de l'Église, usurpent un droit, cela va sans dire, mais si, de plus, cet «ordre» ne sert qu'à la vaine gloire et à la vanité des hommes, alors cela consiste à utiliser faussement la tradition et la chevalerie chrétienne qui est toute autre chose que ce que croient les personnes ignorantes du fait que toute institution d'Église a pour finalité, je le répète, le salut.

    C'est que la chevalerie chrétienne est avant tout une institution d'Église.

    […]

    Et nous regrettons bien qu'ils soient si peu connus ces principes pour une Charte de la chevalerie, élaborés en plusieurs années d'étude, auquel nous avons adhéré […].

    « La chevalerie, y est-il dit, est une institution à caractère originairement militaire et religieux dont la fin est d'élargir ici-bas les frontières du Royaume de Dieu par le service et la défense des faibles, de la justice et de la paix... Toute chevalerie cherche d'abord le Règne de Dieu et sa justice, sachant que le reste, c'est-à-dire la paix sur la terre et les bienfaits qui en découlent, est donné par surcroît » (Charte, article 6).

    La fin de cet article ne nous rappelle-il-pas notre propre Charte, celle qu'en 1871 le Père Vincent Jandel nous a donnée en nous demandant « de faire rentrer dans la société l'esprit chrétien et revivre l'esprit de foi, de ramener l'Évangile dans les mœurs, de remettre en vigueur les usages chrétiens...», bref d'étendre le Règne de Jésus-Christ au sein de la société.

    « La chevalerie, dit encore « la Charte » (article 5), est au service de l'unité chrétienne. Tout chevalier doit œuvrer, selon ses moyens, à l'union de tous les chrétiens dans l'unique bercail du Christ, comme réalisation d'une volonté clairement exprimée par le Christ, et comme condition d'une ère d'unité et de paix pour toutes les nations ». […]

    Enfin ce dernier extrait de « la Charte » (article 7) ne confirme-t-il pas l'Hospitalité de la Milice de Jésus-Christ et ses œuvres de Justice sociale ? : « Toute chevalerie est un service social et civique en vue du bien commun de l'humanité ».

    Il ressort de tout cela que le chevalier du Christ est un chrétien, qui, en certaines circonstances, se doit d'appliquer la justice jusqu'à la limite du scrupule. En tout cas il doit tendre à cela. Sa casuistique - dans le bon sens du mot, c'est-à-dire d'une étude de cas — ne doit pas être large mais stricte. S'il lui est arrivé de faiblir, il doit se reprendre - comme tout chrétien certes — mais avec honneur, car son sens de l'honneur doit être développé, sinon il est un mauvais chevalier.

    C'est dire que, dans la politique, dans la profession, dans les échanges avec les autres, il est non seulement tenu à observer mais tant qu'il est en son pouvoir, à faire observer la loyauté. Dans le cas inverse, il n'est qu'un chevalier de carnaval, malgré son adoubement, et l'exemple qu'il donne alors est déplorable, tout comme est déplorable l'exemple du prêtre pécheur ou du simple chrétien sans charité.

    Le public attend du chrétien, du chevalier, du prêtre, autre chose que ce qu'il attend des non-croyants, ne l'oublions jamais.

    Cul de lampe

     

    Or, si la chevalerie moderne ne peut être que chrétienne, elle est aussi par ailleurs un appel à la consécration de la vie du chevalier.

    Car la chevalerie indique tout d'abord le sens de l'effort, la direction dans laquelle doivent s'orienter nos actions pour marcher sur les traces des bienheureux apôtres et martyrs.

    Et « la Charte » à laquelle nous faisons référence, nous fournit une précision supplémentaire grâce à une rédaction du code d'honneur de la chevalerie, de cette loi morale qui s'impose à tous les chevaliers, les constituant dans l'état de vie chevaleresque tout en les incitant à progresser sur les chemins de la perfection.

    Certes, ce « Code » a connu des rédactions diverses, mais toutes contiennent les éléments suivants (article 14) :

    • foi, espérance, charité,
    • fidélité,
    • rectitude morale, passion de la vérité et de la justice,
    • force au service du droit,
    • mépris de l'argent, horreur des compromissions, refus de toute médiocrité pour soi-même,
    • respect et amour des pauvres et des faibles,
    • service et amour de la patrie, de la chrétienté, de la paix,
    • humilité et magnanimité,
    • intrépidité,
    • courtoisie et délicatesse de cœur.

    Je crois inutile de commenter longuement ces lignes, car c'est par l'exercice de ces vertus que vous vous rendrez compte qu'elles sont, dans notre état de chevalerie, la voie qui conduit à l'ultime degré de la vie régulière et militante : celui de la cheva­lerie consacrée.

    En effet, la chevalerie chrétienne est une consécration des engagements catholiques pris au service de Jésus-Christ.

    Je vous ai souvent dit que c'était là une des idées principales de l'enseignement de mon maître en chevalerie, Monseigneur Even, et je vous le redis aujourd'hui avec d'autant plus d'assu­rance que je peux m'appuyer sur un texte récent de Sa Sain­teté, l'exhortation apostolique Evangelica Testificatio du 29 juin 1971 sur le renouveau de la vie religieuse.

    « La vie religieuse, a rappelé le Saint Père, doit adapter ses formes accidentelles à des changements qui affectent avec une rapidité et une ampleur croissante la condition de toute exis­tence humaine...», alors que la question fondamentale, à l'heure actuelle, est de savoir comment faire passer le message évangélique dans la civilisation de masse.

    Les chevaliers consacrés, c'est-à-dire les chevaliers de religion de la Milice de Jésus-Christ, ne sont-ils pas ainsi tout désignés dans cette perspective d'une vie religieuse renouvelée, pour faire passer au cœur même de la société, grâce à la diversité de leurs origines sociales, professionnelles et géographiques, ce rayonnement de lumière et de vérité qu'attendent avec tant d'impatience, mais aussi d'angoisse, les hommes de notre temps ?

    […]

    Cul de lampe

     

    Mais comment atteindre cette chevalerie consacrée que nous venons de préciser, c'est là la seconde question qu'il nous faut aujourd'hui nous poser.

    Il me semble que sur ce point deux moyens privilégiés nous sont offerts pour avancer sur ce chemin de perfection, c'est-à-dire dans l'état de vie régulière et militante que nous avons choisi volontairement, à savoir la prière et l'action.

    Car la vie d'un chevalier moderne est avant tout une vie de prière.

    La vie chrétienne, ai-je besoin de vous le rappeler, est d'abord une vie d'oraison, d'adhésion d'amour au Christ mort et ressus­cité dans l'unité du Père et de l'Esprit Saint.

    Mais prier est devenu au XXe siècle une épreuve, souvent même un combat, dans le climat général d'indifférence religieuse qui caractérise la société occidentale, et dans lequel l'homme contem­porain a de plus en plus de mal pour réfléchir sur sa destinée surnaturelle.

    Ne trouvons-nous pas là la spécificité même de la prière du chevalier ?

    Or si prier est devenu un combat, il ne faut pas non plus oublier que la prière est elle-même une arme.

    Cette proposition est magnifiquement illustrée par la vie d'une des plus grandes figures du XXe siècle, véritable modèle de chevalier chrétien, celle du Père Maximilien Kolbe, mort à Auschwitz en 1941 et récemment béatifié par le Souverain Pontife.Saint Maximilien Kolbe, 1939

    L'essentiel en effet de la vie du Père Kolbe est une œuvre de consécration totale à Jésus-Christ, par Marie, l'Immaculée, Celle qui lui aura inspiré ses plus beaux actes d'héroïsme :

    • d'une part la fondation de la M.l. (la Milice de l'Immaculée), avec la création d'un bulletin, « le Chevalier de l'Immaculée », dont le tirage dépassera le million d'exemplaires avant la seconde guerre mondiale ;
    • et d'autre part le choix volontaire et libre d'une mort atroce, la mort de la faim à Auschwitz, à la place d'un autre prisonnier qui était lui père de famille et qui a finalement été sauvé par le sacrifice du Père Kolbe.

    Quels moyens signalait-il ce chevalier des temps modernes dans le programme de la Militia Immaculatae pour atteindre ces sommets de l'héroïsme ? L'épée, ou plutôt le fusil-mitrailleur et la grenade, l'activisme à toute force et le maniement des idéologies et des hommes ? Non point, mais l'exemple, la prière, la souffrance et le travail. L'exemple, la souffrance et surtout le travail, ne deviennent-ils pas en effet dans cette perspective de consécration de chaque instant de notre vie, des sentiers de prière, d'offrande et d'oblation ?

    Dans un livre qui vient de paraître, « Les secrets du Père Maximilien Kolbe », on peut lire entre autre sous la signature de Maria Winowska, qui a eu l'occasion de connaître notre action :

    « À travers les âges, chaque forme sociale appelle sa consécration et son avant-garde spirituelle. Il y eut un temps où les formes de chevalerie mi-barbare, mi-païenne furent confrontées avec l'idéal du Chevalier du Christ, défenseur des persécutés et des innocents. Mais l'époque où nous vivons ouvre d'autres tournois à l'homme grisé par ses conquêtes techniques : la chevalerie moderne, c'est le monde ouvrier — personnellement je dis le monde du travail, qu'il soit manuel ou intellectuel — en pointe du progrès avec ses immenses qualités et ses immenses défauts. Suffit-il de le rendre tel quel au Christ ? Ne lui faut-il pas comme modèle et tremplin un nouvel Ordre religieux d'ouvriers authentiques, mais consacrés ? »

    Saurons-nous être cette avant-garde spirituelle, c'est bien là le défi qui nous est lancé.

    Écoutons le Père Kolbe s'interroger sur le sens du progrès : « Qu'est-ce qu'il faut donc pour qu'il y ait du progrès… au fond …ce n'est pas tellement notre activité visible, extérieure, mais le vrai [progrès], ce sont nos âmes. Tout le reste, et même la science, c'est du secondaire. Le progrès est spirituel ou il n'est pas ».

    Cette phrase : « Le progrès est spirituel ou il n'est pas », ne vous fait-elle pas penser à cette autre phrase de Péguy : « La révolution sera morale ou elle ne sera pas ». Serions-nous aveugles pour ne pas voir la ligne de notre action dans le monde moderne, tracée par ces prophètes et apôtres du XXe siècle ?

    Cul de lampe

     

    Mais la prière ne nous conduira vers notre état de chevaliers consacrés, que dans la mesure où nous vivrons par ailleurs réellement dans la chevalerie de l'action.
    Alors, Seigneur, « fais qu'il y ait des saints parmi nous, pour Ta plus grande gloire, le bien de l'Ordre et de toute l'Église, fais que nous soyons tous fidèles à nos promesses sacrées jusqu'à notre mort ».

    Car l'action est intimement liée au sacramental de l'adoubement, par lequel est transmis l'esprit de la chevalerie, et dans lequel sont inscrits deux principes :

    • d'une part la reconnaissance publique d'un aboutissement, c'est-à-dire la reconnaissance par tous ses pairs que le nouveau chevalier est désormais formé à l'école de vie chrétienne qu'est la chevalerie, et qu'il est apte à affronter le monde de l'action ;
    • et d'autre part la marque publique d'un commencement, d'une nouvelle vie qui s'ouvre au nouvel adoubé, envoyé dans le monde par ce rite de l'armement chevaleresque, dans le cadre d'une mission qu'il choisira en accord avec ses supérieurs dans l'Ordre.

    Cette mission du chevalier s'inscrit d'ailleurs dans la logique d'une vie consacrée au service du Seigneur Jésus, car on ne peut réellement prétendre offrir une vie à Dieu, qu'en la rendant riche de sacrifice, de dévouement, et de courage collectionnés au cours des multiples événements d'une vie professionnelle, familiale ou sociale.

    Car on est chevalier dans tous les moments de sa vie, ou alors on ne l'est pas du tout.

    Ce qui revient à dire que le décoré officiel ou prestigieux du mérite ou de l'honneur — pour un ou des faits dans le temps — ne vit pas forcément en l'état de chevalerie.

    Or l'état de chevalerie se vit minute par minute, depuis la profession jusqu'à la mort.

    Cet idéal est d'un autre âge, disent certains, et même parmi les membres du clergé. Nous, catholiques, laïcs militants, chevaliers de Jésus-Christ, nous affirmons le contraire, et pour cela nous avons évoqué ici en ce pays de liberté, la mémoire d'un homme né et mort sur le territoire d'un autre pays où la liberté est chère parce qu'elle a manqué plusieurs fois au cours des siècles.

    Oui, l'Église elle-même, en portant récemment le bienheureux Maximilien Kolbe sur les autels nous donne raison, semble-t-il.

    Depuis la réforme de 1959 de la vieille Milice de Jésus-Christ, bien des chevaliers, après beaucoup d'autres dans le passé, sont partis en mission dans la société moderne, selon leurs vocations personnelles, et en accord avec leurs supérieurs de l'Ordre. Je voudrais, aujourd'hui, en donner quelques exemples publics, à la fois pour encourager ceux qui ont pris ces engagements, ces missions de chevalier moderne, et pour inciter ceux d'entre nous qui ne seraient pas encore décidés à être des missionnaires laïcs, comme l'a demandé le Souverain Pontife dans Sa lettre apostolique du 14 mai 1971 « pour une société humaine », à le faire.

    En dehors de ceux de nos frères qui vivent leur mission dans le sein même de la Militia Christi comme responsables à un quelconque échelon de notre hiérarchie — et ce ne sont pas là les missions les plus faciles, ai-je besoin de vous le préciser — voici donc quelques-unes des missions que remplissent à l'heure actuelle des membres de la Milice de Jésus-Christ :

    • Présidence d'une Fédération internationale d'entraide et de justice sociale ;
    • Direction du Centre d'Études Religieuses ;
    • Réalisation d'émissions radiophoniques religieuses ;
    • Animation d'un Centre d'Étude des Entreprises ;
    • Participation à une commission nationale d'œcuménisme ;
    • Présidence d'une œuvre de miséricorde ;
    • Animation dans « la Vie Montante » ;
    • Présidence d'un mouvement de formation civique et chré­tienne ;
    • Direction d'un centre d'inadaptés sociaux ;
    • Direction d'une section des scouts d'Europe ;
    • Fonctions de gestion dans l'Opus Dei ;
    • Accueil et sorties de jeunes (jeunesse délinquante) ;
    • Fonctions syndicales dans une grande entreprise ;
    • Tâches de gestion d'une œuvre d'aide aux jeunes filles en danger moral ;
    • Évangélisation en Océanie ;
    • Assistance familiale;
    • Visites aux prisonniers;


    Je pourrais continuer longtemps encore cette énumération, mais je pense que vous avez tous compris ce qu'exige désormais en cette décennie 70, l'état de chevalier consacré au service de Jésus-Christ, dans le sens des dernières exhortations pontificales. 

    Cul de lampe

     

    Nous avons donc tous adhéré de grand cœur à cet état de perfection — c'est-à-dire à cette chevalerie de dévotion pour certains, ou consacrée pour d'autres — parce que nous croyons bien que cette chevalerie-là vit toujours et qu'elle est susceptible d'éveiller encore l'enthousiasme en cette époque où tant de gens sont défaitistes et voient dans les difficultés présentes des signes de négation de la foi, du dogme, de la morale de l'Église et de la civilisation chrétienne elle-même.

    La Milice de Jésus-Christ de nos jours, avec ses petits effectifs, continuera son travail, même s'il ne s'agissait de sauver qu'une seule âme. Elle sait une chose : c'est qu'après le calvaire, il y a eu la résurrection.

    Et après cela, elle songe aux hérésies d'Arius, et les suites heureuses du Concile de Nicée. Elle n'oublie pas que l'époque postconciliaire de Trente a été un âge magnifique alors que l'on avait pensé tout perdu...

    Et si plus tard, Pie VI est mort en exil avec des obsèques civiles, si la lutte antireligieuse de la Révolution a déferlé sur presque toute l'Europe, il n'en est pas moins vrai que l'on a rebâti des églises et des monastères, et que, pour ne citer que deux noms, ceux de Lacordaire et de Guéranger, la vie religieuse et la liturgie ont connu — au cours d'une période anticléricale — un épanouissement remarquable.

    Cette chevalerie, elle-même jadis religieuse, devenue « courtoise » dès la fin du moyen âge dans la plupart des ordres, restée de vie religieuse au XVIIIe et au XIXe siècles dans de rares ordres de grande valeur, voici donc qu'elle revit, pour notre époque, sous l'appellation « régulière et militante », dans le texte de « la Charte » et dans nos constitutions.

    Nous ne sommes pas un tiers-ordre, comme on a pu le dire; nous ne cherchons en fait qu'à adapter l'état de vie des religieux militaires du passé pour que la société moderne trouve, en ce vingtième siècle finissant, les soldats spirituels que réclament et l'Église et le monde.

    La Milice de Jésus-Christ, dans chacun de ses membres, et en elle-même, se trouve certes confrontée à l'heure actuelle aux exigences d'une société en changement, et par là à un témoignage toujours plus authentique de la réalité de la vie divine ; mais c'est là une grande grâce que nous envoie notre Maître et Seigneur pour que nous soyons toujours plus fidèles à notre engagement de chevalier laïc, de chapelain, ou de frère et sœur de la Militia Christi.

    Je vous invite en conséquence à un surcroît de sacrifice, de pénitence et de prière pour que les soldats de Jésus-Christ répondent avec une disponibilité toujours plus grande et plus généreuse aux appels que leur lancent leurs contemporains et l'Église universelle.

    […]

    Chers frères et sœurs, en ce jour unique dans l'année où l'on honore plus particulièrement l'Esprit Saint, je veux vous inviter à invoquer avec insistance la troisième personne de la Sainte Trinité qui agit en tout instant au nom du Père et du Fils, et par laquelle nous viennent tous les biens.

    L'influence du Saint Esprit sur le monde, l'influence du Saint Esprit sur l'Église, l'influence du Saint Esprit sur chacun d'entre nous, c'est la volonté du Père s'exerçant pour nous en Jésus-Christ, et souvent nous ne nous rendons pas compte, que nous avons besoin des dons du Saint-Esprit, habitués que nous sommes à penser si peu, que si une grande part de notre vie est déterminée par Dieu en vue de notre bien, l'autre part est soumise à la liberté de notre volonté.

    Persévérons donc dans la prière au Paraclet, à l'Amour, au Consolateur, pour qu'il inonde de ses dons les cœurs de Tous les Peuples, les orientant ainsi vers la pureté de la doctrine et des mœurs, source de la joie, du bonheur et de la paix...

    + EMMANUEL G.M.

     

     

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