•  

    Etude du Père Bruno PIN, aumônier, administrateur de la Province du Liban,
    à partir de l'article III des Constitutions de la Militia Christi

     

    Il est nécessaire de s'arrêter longuement sur l’article III, car on y trouve définie la nature de la chevalerie entretenue dans notre association. A cet effet, nous nous limiterons à approfondir le sens de l'expression de cet article: «Un esprit renouvelé de chevalerie des temps modernes. »

     

    Héritière d'un beau patrimoine de pratique chevaleresque, la Militia Christi possède une spécificité propre au sein des mouvements catholiques qui, par vocation, tendent à promouvoir le règne social de Jésus-Christ. Notre association participe à cet apostolat commun dans un « esprit renouvelé de chevalerie des temps modernes ». Ce que le décret romain d'érection de 1981 reprend en affirmant que notre objectif consiste à vivre les conseils évangéliques selon l'état de nos membres « dans un esprit chevaleresque rénové ».

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  • Deuxième Partie

    De la chevalerie comme institution

    ARTICLE 8.

    La chevalerie est le collège formé par tous ceux qui ont reçu validement l’adoubement chevaleresque et font profession de vivre conformément au code d’honneur de la chevalerie.

    ARTICLE 9.

    La chevalerie est un Ordre dont tous les membres, liés au Christ et les uns aux autres par la fidélité chevaleresque dans un état de vie nouveau, sont égaux entre eux.

    ARTICLE 10.Adoubement de Saint Martin - Simone Martini - Assise, 1317

    a)         L'adoubement est le rite qui fait les chevaliers.
                           Il a deux formes légitimes :

           il est laïc, lorsque celui qui le confère est lui-même un chrétien laïc authentiquement chevalier adoubé;
            il est liturgique, lorsque le consécrateur est un évêque, un abbé ou un autre prélat ayant privilège, utilisant un rituel traditionnel approuvé par l'autorité compétente.

    b)   Les deux rites, liturgique et laïc, qui ont subsisté côte à côte, au cours des siècles, ont une valeur juridique identique, créent également des chevaliers, ayant mêmes devoirs et mêmes droits, y compris celui de transmettre à leur tour la chevalerie, évidemment selon le mode laïc.

    c)   Les gestes d'investiture qui sont usités pour les décorations ou les Ordres de Mérite, ne sont pas des adoubements, et ne créent pas des chevaliers au sens traditionnel.

    d)   Il en est de même, a fortiori, des cérémonies à caractère chevaleresque de certaines initiations ésotériques ou maçonniques, quelles qu'elles soient.

    ARTICLE 11.

    a)   L'adoubement liturgique est un sacramental de l'Église ; il comporte donc une bénédiction et confère au croyant qui le reçoit, à la fois la mission du chevalier et la grâce nécessaire pour l'accomplir.

    b)   Nul laïc ne peut conférer l'adoubement, ni roi même sacré, ni prince, ni grand-maître ou membre d'un Ordre de chevalerie, même s'il porte le titre de chevalier, qu'il n'ait été lui-même validement adoubé.

    c)   La chevalerie ne peut être conférée par simple nomination, ni transmise par procuration ou délégation.

    ARTICLE 12.

    a)    Le rite de l'adoubement laïc peut varier ; il comporte néanmoins les éléments suivants :

              la volonté de transmettre et celle de recevoir,
              le geste de ceindre l'épé,
              des paroles exprimant la transmission de la chevalerie,
              la « paumée », coup du plat de la main sur la tête, ou son équivalent la « colée », coup du plat de l'épée sur l'épaule,

    à quoi peuvent s'ajouter d'autres éléments vénérables, tels que :

              la veillée d'armes,
              la bénédiction de l'épée par un prêtre,
              la déposition de l'épée sur l'autel, etc.

    b)   La validité de l'adoubement laïc dépend de l'authenticité de sa filiation. Celle-ci doit être continue et décelable.

    ARTICLE 13.

    a)   L'adoubement conféré à un non-chrétien est invalide, nul de plein droit et non avenu. Il en est de même de l'adoubement conféré à une femme.

    b)   L'adoubement entraînant des devoirs précis pour la défense de la Chrétienté, ne peut être licitement conféré à des personnes inaptes ou non qualifiées. Nul ne peut être chevalier s'il n'est croyant sincère, ayant atteint l'âge de la majorité légale, sain d'esprit et de corps, de mœurs intègres et de bonne réputation, noble de cœur et loyal, courageux au physique et au moral, ayant fait ses preuves au service de la Chrétienté, de sa patrie ou de son prochain, capable d'exercer un ascendant moral sur les autres, animé de la volonté d'observer en tous points le Code d'honneur chevaleresque, même au péril de ses biens et de sa vie.

    c) La chevalerie a toujours été distincte de la féodalité et de la noblesse ; elle ne saurait être réservée à l'aristocratie de race.

    ARTICLE 14.

    a)   Le Code d'honneur de la chevalerie est la loi morale qui s'impose à tous les chevaliers et les constituent dans l'état de vie chevaleresque. Il a connu des rédactions diverses, mais qui toutes contiennent les éléments suivants :

              Foi, espérance, charité.
              Fidélité.
              Rectitude morale, passion de la vérité et de la justice.
                Force au service du droit.
              Mépris de l'argent, horreur des compromissions, refus de toute médiocrité pour soi-même.
              Respect et amour des pauvres et des faibles.
              Service et amour de la patrie, de la Chrétienté, de la paix.
              Humilité et Magnanimité.
              Intrépidité.
              Courtoisie et délicatesse de cœur.

    b)   La tradition la plus ancienne de la chevalerie reconnaît en Marie, la dame, par excellence, des chevaliers, et dans l'archange Michel, Prince des anges, vainqueur du Dragon, leur très noble modèle et le Grand Maître céleste de toute chevalerie, pour le service du Christ-Roi.

    ARTICLE 15.

    a)   La chevalerie se perd par dégradation. Les crimes énoncés ci-après entraînent la dégradation chevaleresque :

              Apostasie publique de la foi chrétienne.
              Trahison de la patrie (jugée selon les critères de la Loi naturelle).
              Aide aux ennemis de la Chrétienté.
              Crimes de droit commun ; homicide, vol, escroquerie, attentat aux bonnes mœurs (scandale externe).
              Trahison de la profession chevaleresque et de l'Ordre auquel on appartient.
              Transmission de la chevalerie à un non-baptisé ou à un membre de sectes ou partis antichrétiens,
              et tout manquement très grave à l'honneur ou à la parole donnée.

    b)   La déchéance du félon est constatée et prononcée par les instances chevaleresques qualifiées, et dans les formes prévues par elles.

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  • par Dom Gérard Lafond, O.S.B. en 1968

    Charte ratifiée par la Militia Christi

     

    Première Partie

    De la chevalerie en général

     

    ARTICLE 1.

    La chevalerie est une institution à caractère originairement militaire et religieux dont la fin est d’ « élargir ici-bas les frontières du Royaume de Dieu" (Léon Gautier) par le service et la défense des faibles, de la justice et de la paix. Elle vise à établir la Cité temporelle sur les fondements de l'ordre naturel et des principes de l'Évangile, dans le respect des libertés essentielles de l'homme et des communautés humaines. Toute chevalerie cherche d'abord le Règne de Dieu et sa Justice, sachant que le reste, c'est-à-dire la paix sur la terre et les bienfaits qui en découlent est donne par surcroît.

    ARTICLE 2.

    a)  Née en Occident au Xème siècle de la pénétration chrétienne dans la classe militaire et féodale, la chevalerie est essentiellement chrétienne. D'autres civilisations ont certes connu des institutions héroïques en elles-mêmes nobles et respectables, qui ont souvent donné naissance à une morale aristocratique proche du Code d'Honneur chevaleresque ; mais 1'héroïsme chrétien qui est à la base de la chevalerie constitue un radical renversement des valeurs profanes : à l'exaltation de soi qui prétend atteindre l'absolu, s'oppose l'abaissement de Dieu fait Homme ; à la volonté de puissance, l'humilité ; à la force déifiée, la toute-puissance de la Croix.

    b)  Les institutions héroïques non chrétiennes ne sont donc pas la chevalerie, ni des équivalents de la chevalerie. Elles sont pourtant des préparations providentielles à la chevalerie. Leur morale et leurs usa­ges traditionnels peuvent être purifiés et assumés par elle.

    ARTICLE 3.

    a)   La chevalerie a fleuri principalement aux XIe, XIIe, et XIIIe siècles. Elle a permis les Croisades et donné naissance aux Ordres religieux et militaires, avant de connaître la décadence. Toutefois, elle n'a jamais entièrement disparu : son esprit n'a cessé de se manifester dans nombre de héros et de saints, et l'institution elle-même s'est maintenue avec honneur à travers des Ordres séculiers, non seulement au sein de l'Église Catholique qui l'avait suscitée, mais aussi dans d'autres portions de la Chrétienté déchirée.

    b) La chevalerie renaît en ce XXème siècle, avec la conviction d'apporter pour sa part des réponses utiles aux graves problèmes de l’ère moderne : éducation de la jeunesse, élévation de la moralité publique, rencontre des civilisations, rapports du sacré et du profane, unité spirituelle, politique et économique, armements, paix internationale...

    ARTICLE 4.

    a)  La chevalerie est liée à la chrétienté qu'elle a pour mission de défendre et de promouvoir. La Chrétienté est la communauté fraternelle des nations rachetées par le Sang du Christ, providentiellement appelée à purifier et assumer les diverses civilisations humaines sans les détruire ni les amoindrir, afin que s'établissent sur toute la terre, par suite d'un libre consentement des peuples, sous l'influx de la grâce divine, l'ordre chrétien et la paix dans la Royauté du Christ.

    b)  La chevalerie, comme telle, ne sert pas un État ni un groupe d'États, ni une cause politique ou dynastique, ni des intérêts économiques, ni des intérêts de classe, ni quoi que ce soit de purement temporel. La chevalerie est au service de la seule Chrétienté. Elle est universelle, comme la Chrétienté.

    ARTICLE 5.

    La chevalerie est au service de l'unité chrétienne. Tout chevalier doit œuvrer, selon ces moyens, à l'union de tous les chrétiens dans l'unique bercail du Christ, comme réalisation d'une volonté clairement exprimée par le Christ, et comme condition d'une ère d'unité et de paix pour toutes les nations.

    ARTICLE 6.

    Pour être au service de la Chrétienté, la chevalerie n'en inculque pas moins les devoirs envers la Patrie. Plus que tout autre citoyen le chevalier doit aimer et servir son pays, jusqu'à répandre son sang pour le défendre, s'il le faut. Mais son action doit toujours tondre à établir une paix juste entre les hommes, ses frères. En conséquence, tout chevalier, toute chevalerie s'emploie à procurer le bien commun des diverses patries et nations, qui sont comme autant de fleurons à la couronne du Christ-Roi.

    ARTICLE 7.

    a)  Toute chevalerie authentique comporte un aspect militant clairement signifié par 1adoubement, et livre aux ennemis de l'ordre naturel et chrétien un combat qui, pour être principalement spirituel, ne saurait être métaphorique.

    b)  Une analyse correcte de la « guerre révolutionnaire » menée par les forces subversives à la Chrétienté en cette deuxième moitié du XXe siècle, démontre avec clarté que le combat spirituel et celui des idées appartiennent désormais à la guerre proprement dite ; que les armées ne sont plus seules à se mesurer sur un champ de bataille conventionnel ; que l'enjeu de cette guerre est la population elle-même, et que, par conséquent, la population doit être encadrée et protégée par une élite dont la supériorité spirituelle, morale, intellectuelle et simplement humaine, soit indiscutable. La nouvelle chevalerie doit contribuer à constituer cette élite.

    c)  Tout chevalier est décidé à défendre les valeurs suprêmes de la civilisation chrétienne dont il a la garde, sur quelque terrain qu'on les attaque, selon ses forces et avec le secours de la grâce divine. Nul chevalier ne peut refuser cette conséquence ultime de son adoubement. Mais la puissance chevaleresque, sous quelque forme que ce soit, doit toujours être utilisée pour la sauvegarde de la liberté des consciences et les droits de la vérité, jamais pour imposer la foi.

    d)  Toute chevalerie est un service social et civique on vue du bien commun de l'humanité. Elle combat donc par les moyens appropriés contre toute tentative totalitaire visant à subjuguer la planète, d'une façon occulte ou non, et contre tous ceux qui, de bonne foi, ou non, apportent leur aide à de telles tentatives.

     

    Cette charte a été publiée dans les numéros 27, 28 et 29 (1969-1970) de la revue Militia Christi.

     

     

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  • Saint Georges à Cheval, Saint Petersburg, 14e siècle, école de NovgorodFêtes et mémoires en usage à la Militia Christi

    23 avril

     

    Saint Georges de Lydda naît vers 275/280  ; il meurt le 23 avril 303.

    Il naît en Cappadoce, fils de Gerontius, noble païen, et de Polychroma, chrétienne, qui va l’élever dans la foi chrétienne.

    Il devient rapidement un brillant officier de l’armée romaine et l’empereur Dioclétien le nomme Tribun de l’armée.

    Il traverse un jour la ville de Silène, en Libye, ville terrorisée par un dragon qui dévore les animaux de la région et exige en outre un tribut quotidien de deux jeunes gens tirés au sort. Or, justement c’est la fille du roi qui a été désignée par le sort et qui est sur le point d’être victime du dragon.

    Armé d’une lance, sur son cheval blanc, Saint Georges attaque le dragon. Dans un combat acharné, aidé par le Christ, qu’il a invoqué, et après avoir fait un signe de Croix, il transperce le monstre et délivre la princesse. Le dragon le suit, comme un chien fidèle.

    Le roi et les habitants de la ville acceptent de se convertir au christianisme et de se faire baptiser, mais, restant terrorisés par le dragon, ils demandent à Saint Georges de le tuer. Il tue donc le dragon et le cadavre du monstre est tiré hors de la ville par quatre bœufs.

    L’empereur Dioclétien ayant pris des édits contre les chrétiens, Saint Georges est emprisonné ; résistant aux pressions pour renier sa foi, il subit un effroyable martyre (il est brûlé, puis ébouillanté, puis broyé sous une roue hérissée de lames) mais il survit miraculeusement. Il est finalement décapité le 23 avril 303.

    Son tombeau est à Lydda (Lod en Palestine ).

    Saint Georges est un saint sauroctone (« tueur de lézard ») qui est très rapidement devenu le symbole de la victoire de la Foi sur le Mal. Il a été très rapidement considéré comme le patron des cavaliers, des héros purs et intrépides défendant les faibles et défaisant le Mal.

    Devenu le patron de la Chevalerie dans toute la Chrétienté, les couleurs de son écu et de sa bannière (« d’argent à la croix de gueules » c’est-à-dire blanche à croix rouge) ont été adoptées par les Croisés et par nombre d’ordres militaires, de pays, etc…

    Si la réalité du combat de Saint Georges contre le dragon a été, dès le Vème siècle, mise en doute  par certains, il reste que cet officier n’a pas voulu renier sa Foi et qu’il symbolise dès cette époque la victoire de la Foi sur le Mal.

     

    Nota : Saint Georges se distingue facilement de Saint Michel dans leurs différentes représentations iconographiques, par le fait que Saint Michel est ailé et n’est jamais à cheval.

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  • Saint Ignace de LoyolaFêtes et mémoires en usage à la Militia Christi

    31 juillet

     

    Eneko Lopez de Loyola, dernier né d’une fratrie de 13 enfants, naît le 24 décembre 1491 à Azpeitia, dans le Pays Basque espagnol dans une famille de la petite noblesse basque, traditionnelle alliée de la maison de Castille.

    Sa mère meurt lorsqu’il a 7 ans et il devient très proche de son père, jusqu’au décès de ce dernier, alors qu’Ignace a seulement 15 ans.

    Page à la cour de Ferdinand d’Aragon, puis secrétaire du trésorier général (un parent de sa mère) de la reine de Castille Isabelle la Catholique, il mène une vie de cour « adonné aux vanités du monde et à l’exercice des armes ».

    En 1516 Charles Quint, qui succède à Ferdinand d’Aragon, renvoie le trésorier général, ce qui entraîne également l’éloignement d’Ignace, qui entre alors, en 1517, dans l’armée du vice-roi de Navarre.

    Le 20 mai 1521, au siège de Pampelune, il est gravement blessé ; une de ses jambes est blessée et l’autre brisée par un boulet de canon. Ramené dans son château, il y est opéré, mais si mal que sa jambe droite restera plus courte de plusieurs centimètres. Sa carrière militaire est terminée.

    Pendant sa convalescence, il lit, faute de mieux, de nombreux ouvrages religieux. Ayant eu un songe dans lequel la Vierge lui apparaît avec son Fils, il ne songe plus qu’à adopter une vie d’ermite, suivant également les préceptes de Saint-François d’Assise.

     Il veut devenir un « pèlerin », rechercher les sites consacrés à la dévotion chrétienne et se dévouer à la conversion des musulmans en Terre Sainte.

    Rétabli, il quitte son château en février 1522 pour aller à Jérusalem. Le 24 mars 1522, à Montserrat, près de Barcelone, il quitte ses habits militaires et se vêt d’une sorte de soutane en toile, ceinturée d’une corde. Mal remis de ses blessures, il reste dans la région et passe plusieurs mois dans une grotte près de Manresa, en Catalogne. Il y pratique un ascétisme très rigoureux. Et commence à rédiger ce qui deviendra les « Exercices spirituels » car il continue à noter dans un cahier les extraits frappants des textes qu’il lit  ainsi que ses expériences spirituelles.

    Parti d’Espagne le 20 mars 1523, il traverse l’Italie, et arrive à Jérusalem en septembre où il reste très peu de temps (3 semaines) les franciscains le priant de partir ! Il est de retour à Barcelone en mars 1524.

    Durand 11 ans, il va étudier, d’abord à l’université d’Alcala, brillant foyer intellectuel de la Castille, puis à Salamanque, que, en butte aux vives attaques de l’Inquisition, il doit quitter pour Paris en février 1528. Il y restera 7 ans ; sa forte personnalité et son attitude réformatrice lui créent de nombreux ennemis partout où il passe et il souvent l’objet d’attaques, y compris corporelles, voire d’emprisonnement.

    Il est reçu à Paris maître ès arts le 13 mars 1533 et licencié en théologie en 1534.

    A Paris, il en impose à d’autres étudiants, dont Pierre Favre et Francisco Iassu de Aprizcuelta y Xavier  (dit François Xavier) qui deviennent ses compagnons. Ils dirigent tous leurs efforts vers les études et les exercices spirituels. Le 15 août 1534, après une messe célébrée dans la crypte de St-Pierre de Montmartre, ils sont sept à prononcer les vœux de pauvreté et chasteté, ainsi que celui d’aller à Jérusalem convertir les infidèles à la fin de leurs études.

    En janvier 1537 ils sont à Venise où ceux qui ne sont pas prêtres dont Ignace sont ordonnés.

    Ne pouvant poursuivre vers la Terre Sainte en raison de la guerre contre les Turcs, ils se dirigent sur Rome, où le pape Paul III, dans le contexte d’une église en crise, voit tout le profit à tirer de cette nouvelle société de prêtres savants, rigoureux et dotés d’une grande volonté réformatrice. Paul III les reçoit en novembre 1538 et leur ordonne de travailler à Rome, qui sera leur Jérusalem.

    De mars à juin 1539 ils travaillent sur les futurs statuts : obéissance à un Préposé Général, exaltation de la pauvreté, refus du cérémonial monastique (en particulier de la prière collective et des mortifications). Paul III approuve le contenu de cette « Prima Societatis Jesu instituti summa » le 3 septembre 1539 et le 27 septembre 1540  Paul III la création de la Compagnie de Jésus dans la bulle « Regimini militantis ecclesiae ».

    Le 22 avril 1541, Ignace, malgré ses réticences, est élu premier supérieur général ; il fait sa profession dans la basilique St-Paul-hors-les-murs. La Compagnie est créée.

    En 1542, Ignace fonde la Maison Ste-Marthe, pour accueillir et réinsérer les prostituées.

    De 1541 et surtout entre 1547 et 1552, il met au point et modifie les règles d’organisation de la Compagnie de Jésus. La version de 1552 est publiée et prend force de loi dans la Compagnie. Ce texte restera en vigueur jusqu’en 1995, date où il sera modifié par la XXXIVème Congrégation de la Compagnie.

    Ignace envoie dès lors ses compagnons comme missionnaires en Europe, pour créer un réseau d’écoles, de collèges et de séminaires. Le premier collège est fondé à Messine en 1548 ; il devient le modèle du genre.

     En 1547, il fonde à Rome la Compagnie du Saint-Sacrement de l’Église des douze Apôtres, autour d’un groupe de laïcs.

    Ignace meurt à Rome le 31 juillet 1556 ; il est enterré dans l’église du Gesu. À sa mort la Compagnie compte plus de 1000 membres répartis en 12 provinces, 72 résidences et 79 maisons et collèges.

    Ignace est béatifié le 19 avril 1609 par Paul V  et canonisé le 12 mars 1622 par Grégoire XV.

    Il est fêté le 31 juillet.

    La spiritualité ignacienne est contenue dans les « Exercices spirituels », ouvrage de méditation et de prière, qui est considéré comme le chef-d’œuvre spirituel d’Ignace de Loyola, à partir de sa propre expérience spirituelle vécue notamment à Manresa. Tout son enseignement est orienté vers le discernement car pour lui toute décision humaine est le lieu d’une rencontre avec le Seigneur. Les « Exercices spirituels » proposent des méditations et contemplations organisées en quatre semaines, permettant un progrès dans la compréhension de soi-même et des mystères de la vie du Christ pour les assimiler. Pour chaque méditation, seuls quelques « points » sont donnés, mais très brièvement, car pour St Ignace, ces exercices sont faits avec un guide dont le rôle doit être effacé car il « doit laisser le Créateur agir sans intermédiaire avec la créature (c.à.d. le retraitant) et la créature avec le Créateur et le Seigneur ». Ces exercices sont une des principales sources d’introspection religieuse du catholicisme.

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  •  

    Th (2)Le dimanche après Pâques, appelé traditionnellement dimanche "in albis", est le Dimanche de la Miséricorde. C'est Saint Jean Paul II qui institua cette fête en 2000 le jour de la canonisation de Sainte Faustine. Le Christ lui avait dit : "La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu'elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques". Une indulgence plénière est attachée à la célébration de cette fête.

     

    Jésus inspira à sainte Faustine d’écrire cette neuvaine et de la réciter avant la Fête de la miséricorde. On commence cette neuvaine le Vendredi Saint. 

     

    1er jour : Vendredi Saint 3 avril : Demandons miséricorde pour toute l’humanité, particulièrement pour les pécheurs.

     

    [Parole du Seigneur Jésus] Aujourd’hui, amène-moi l’humanité tout entière, et particulièrement tous les pécheurs, et immerge-la dans l’océan de ma Miséricorde. Ainsi tu me consoleras de l’amertume dans laquelle me plonge la perte des âmes.

    [Prière de Sœur Faustine]Très Miséricordieux Jésus, dont le propre est d’avoir pitié de nous et de nous pardonner, ne regarde pas nos péchés mais la confiance que nous avons en ton infinie bonté. Reçois-nous dans la demeure de ton Cœur très compatissant et garde-nous en lui pour l’éternité. Nous t’en supplions par l’amour qui t’unit au Père et au Saint-Esprit.

    Père Éternel, regarde avec Miséricorde toute l’humanité qui demeure dans le Cœur très compatissant de Jésus, et en particulier les pauvres pécheurs. Par la douloureuse Passion de ton Fils, témoigne-nous ta Miséricorde pour que sa puissance soit louée pour les siècles des siècles. Amen.

    [On finit par le chapelet à la Miséricorde divine] On récite cette prière sur un chapelet.

    Au début : dire le Notre Père, le Je vous salue Marie, puis le Je crois en Dieu.

    Sur les gros grains du Notre Père (1 fois) : Père Eternel, je T’offre le Corps et le Sang, l’Ame et la Divinité de Ton Fils bien-aimé, Notre Seigneur Jésus Christ, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier.

    Sur les petits grains du Je vous salue Marie (10 fois) : Par Sa douloureuse Passion, sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier.

    A la fin (3 fois) : Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Éternel, prends pitié de nous et du monde entier ».

    [On trouvera chaque jour de la neuvaine ici]

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