• Saint Ignace de Loyola

    Saint Ignace de LoyolaFêtes et mémoires en usage à la Militia Christi

    31 juillet

     

    Eneko Lopez de Loyola, dernier né d’une fratrie de 13 enfants, naît le 24 décembre 1491 à Azpeitia, dans le Pays Basque espagnol dans une famille de la petite noblesse basque, traditionnelle alliée de la maison de Castille.

    Sa mère meurt lorsqu’il a 7 ans et il devient très proche de son père, jusqu’au décès de ce dernier, alors qu’Ignace a seulement 15 ans.

    Page à la cour de Ferdinand d’Aragon, puis secrétaire du trésorier général (un parent de sa mère) de la reine de Castille Isabelle la Catholique, il mène une vie de cour « adonné aux vanités du monde et à l’exercice des armes ».

    En 1516 Charles Quint, qui succède à Ferdinand d’Aragon, renvoie le trésorier général, ce qui entraîne également l’éloignement d’Ignace, qui entre alors, en 1517, dans l’armée du vice-roi de Navarre.

    Le 20 mai 1521, au siège de Pampelune, il est gravement blessé ; une de ses jambes est blessée et l’autre brisée par un boulet de canon. Ramené dans son château, il y est opéré, mais si mal que sa jambe droite restera plus courte de plusieurs centimètres. Sa carrière militaire est terminée.

    Pendant sa convalescence, il lit, faute de mieux, de nombreux ouvrages religieux. Ayant eu un songe dans lequel la Vierge lui apparaît avec son Fils, il ne songe plus qu’à adopter une vie d’ermite, suivant également les préceptes de Saint-François d’Assise.

     Il veut devenir un « pèlerin », rechercher les sites consacrés à la dévotion chrétienne et se dévouer à la conversion des musulmans en Terre Sainte.

    Rétabli, il quitte son château en février 1522 pour aller à Jérusalem. Le 24 mars 1522, à Montserrat, près de Barcelone, il quitte ses habits militaires et se vêt d’une sorte de soutane en toile, ceinturée d’une corde. Mal remis de ses blessures, il reste dans la région et passe plusieurs mois dans une grotte près de Manresa, en Catalogne. Il y pratique un ascétisme très rigoureux. Et commence à rédiger ce qui deviendra les « Exercices spirituels » car il continue à noter dans un cahier les extraits frappants des textes qu’il lit  ainsi que ses expériences spirituelles.

    Parti d’Espagne le 20 mars 1523, il traverse l’Italie, et arrive à Jérusalem en septembre où il reste très peu de temps (3 semaines) les franciscains le priant de partir ! Il est de retour à Barcelone en mars 1524.

    Durand 11 ans, il va étudier, d’abord à l’université d’Alcala, brillant foyer intellectuel de la Castille, puis à Salamanque, que, en butte aux vives attaques de l’Inquisition, il doit quitter pour Paris en février 1528. Il y restera 7 ans ; sa forte personnalité et son attitude réformatrice lui créent de nombreux ennemis partout où il passe et il souvent l’objet d’attaques, y compris corporelles, voire d’emprisonnement.

    Il est reçu à Paris maître ès arts le 13 mars 1533 et licencié en théologie en 1534.

    A Paris, il en impose à d’autres étudiants, dont Pierre Favre et Francisco Iassu de Aprizcuelta y Xavier  (dit François Xavier) qui deviennent ses compagnons. Ils dirigent tous leurs efforts vers les études et les exercices spirituels. Le 15 août 1534, après une messe célébrée dans la crypte de St-Pierre de Montmartre, ils sont sept à prononcer les vœux de pauvreté et chasteté, ainsi que celui d’aller à Jérusalem convertir les infidèles à la fin de leurs études.

    En janvier 1537 ils sont à Venise où ceux qui ne sont pas prêtres dont Ignace sont ordonnés.

    Ne pouvant poursuivre vers la Terre Sainte en raison de la guerre contre les Turcs, ils se dirigent sur Rome, où le pape Paul III, dans le contexte d’une église en crise, voit tout le profit à tirer de cette nouvelle société de prêtres savants, rigoureux et dotés d’une grande volonté réformatrice. Paul III les reçoit en novembre 1538 et leur ordonne de travailler à Rome, qui sera leur Jérusalem.

    De mars à juin 1539 ils travaillent sur les futurs statuts : obéissance à un Préposé Général, exaltation de la pauvreté, refus du cérémonial monastique (en particulier de la prière collective et des mortifications). Paul III approuve le contenu de cette « Prima Societatis Jesu instituti summa » le 3 septembre 1539 et le 27 septembre 1540  Paul III la création de la Compagnie de Jésus dans la bulle « Regimini militantis ecclesiae ».

    Le 22 avril 1541, Ignace, malgré ses réticences, est élu premier supérieur général ; il fait sa profession dans la basilique St-Paul-hors-les-murs. La Compagnie est créée.

    En 1542, Ignace fonde la Maison Ste-Marthe, pour accueillir et réinsérer les prostituées.

    De 1541 et surtout entre 1547 et 1552, il met au point et modifie les règles d’organisation de la Compagnie de Jésus. La version de 1552 est publiée et prend force de loi dans la Compagnie. Ce texte restera en vigueur jusqu’en 1995, date où il sera modifié par la XXXIVème Congrégation de la Compagnie.

    Ignace envoie dès lors ses compagnons comme missionnaires en Europe, pour créer un réseau d’écoles, de collèges et de séminaires. Le premier collège est fondé à Messine en 1548 ; il devient le modèle du genre.

     En 1547, il fonde à Rome la Compagnie du Saint-Sacrement de l’Église des douze Apôtres, autour d’un groupe de laïcs.

    Ignace meurt à Rome le 31 juillet 1556 ; il est enterré dans l’église du Gesu. À sa mort la Compagnie compte plus de 1000 membres répartis en 12 provinces, 72 résidences et 79 maisons et collèges.

    Ignace est béatifié le 19 avril 1609 par Paul V  et canonisé le 12 mars 1622 par Grégoire XV.

    Il est fêté le 31 juillet.

    La spiritualité ignacienne est contenue dans les « Exercices spirituels », ouvrage de méditation et de prière, qui est considéré comme le chef-d’œuvre spirituel d’Ignace de Loyola, à partir de sa propre expérience spirituelle vécue notamment à Manresa. Tout son enseignement est orienté vers le discernement car pour lui toute décision humaine est le lieu d’une rencontre avec le Seigneur. Les « Exercices spirituels » proposent des méditations et contemplations organisées en quatre semaines, permettant un progrès dans la compréhension de soi-même et des mystères de la vie du Christ pour les assimiler. Pour chaque méditation, seuls quelques « points » sont donnés, mais très brièvement, car pour St Ignace, ces exercices sont faits avec un guide dont le rôle doit être effacé car il « doit laisser le Créateur agir sans intermédiaire avec la créature (c.à.d. le retraitant) et la créature avec le Créateur et le Seigneur ». Ces exercices sont une des principales sources d’introspection religieuse du catholicisme.

    « Neuvaine de préparation à la fête de la Divine MiséricordeSaint Georges »
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